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Marie Gnahoré : « Il n'y a pas d'âge pour courir »

Autres Sports, Athlétisme

Marie Gnahoré : « Il n'y a pas d'âge pour courir »

9 December 2020 0

Ancienne sprinteuse ivoirienne et spécialiste du relais 4x100m, Marie Gnahoré a défendu les couleurs de la Côte d'Ivoire de 1994 à 2003 avec une participation aux Jeux Olympiques (Sydney 2000), deux championnats du monde (1999 Japon et Paris 2003) sans oublier les Jeux de la francophonie 2001 et autres joutes continentales dans son escarcelle.

À 44 ans aujourd'hui, l'ex-athlète ivoirienne espère contribuer à l'émergence de nouveaux relayeurs ivoiriens. Basée en France, elle entend poursuivre la compétition en tant que vétéran. Ainsi se déclinent les grands sujets qu'elle évoque dans cette interview exclusive.

Heureux de vous retrouver 17 ans après votre retraite. Quels souvenirs gardez-vous de votre carrière ?

D'abord mon grand souvenir et mon immense bonheur a été de représenter la Côte d'Ivoire. Ce n'était pas évident parce que j'ai quitté le pays en 1985 à l'âge de 9 ans. Et grâce au sport et mon choix de défendre les couleurs ivoiriennes, j'ai renoué avec mes racines.

Et le sur le plan purement sportif ?

Là, les grands souvenirs ce sont les Jeux Olympiques de Sydney 2000. La fibre patriotique et cette hargne à vouloir coûte-que-coûte offrir une médaille à son pays parmi ces milliers d'athlètes, cela m'a vraiment marqué. En plus de Sydney, je citerai les championnats du Monde au Japon en salle de 1999. C'était la première fois que je défendais mon pays en individuel au 200m en salle. C'est encore plus marquant parce que là, vous êtes seul avec le drapeau de la Côte d'Ivoire. C'était un moment unique !

Quel est le projet avec lequel vous êtes venue à Abidjan?

Mon retour à Abidjan me permet de renouer les liens avec la fédération ivoirienne d'Athlétisme et mon pays afin de les représenter encore dans différents championnats. Mais en tant que vétéran. À 44 ans aujourd'hui, je continue de courir. Et le message que je souhaite faire passer c'est qu'il n'y a pas d'âge pour courir. Tant que nos os nous permettent de courir, on peut avancer et aider son pays à glaner encore des lauriers.

En tant qu'ancienne athlète quel regard jetez-vous sur l'athlétisme ivoirien aujourd'hui ?

Je dirai simplement qu'il y a beaucoup de travail à faire. Même si beaucoup a été déjà fait. Cela, dans la mesure où l'athlétisme ivoirien ne se résume qu'au sprint pur sur les scènes internationales. Or, l'athlétisme est une discipline qui est riche de plusieurs épreuves. C'est vraiment dommage que chez nous, ce soit ainsi. Mais, je crois qu'il y a du travail qui est fait en ce sens avec la nouvelle équipe dirigeante. Aujourd'hui, de grands espoirs commencent à émerger dans d'autres épreuves. Je citerai Lebon Attougbré, le jeune triple sauteur ivoirien dont on dit beaucoup de bien. Il y a également Serge Armand Diasso qui a remporté il y a plus d'un an la médaille d'argent au lancer de Javelot. Il faut continuer dans ce sens.

En tant que membre du cercle fermé des relayeuses en Côte d'Ivoire, pouvez-vous nous dire pourquoi cette race d'athlètes ivoiriens a disparu depuis un moment ?

J'expliquerais cela par une démotivation des athlètes. Après la belle époque des Ibrahim Méité, Hamed Douhou, Yves Sonan, Ndri Pacôme, Bitré Irié, Souleyman Méïté chez les hommes et chez les dames Louise Ayétotché, Makaridja Sanganoko, Amandine Allou Affoué et moi-même bien entendu, il y a eu un grand vide. Et la responsabilité est plus fédérale qu'au niveau des athlètes. Parce que tout est question de base. Si à la base, il n'y pas l'amour de la chose et si les organisateurs n'initient pas les jeunes très tôt à cette épreuve, ce n'est pas à 20, 25 ans qu'ils l'aimeront et en seront des virtuoses.

Que faites-vous à votre niveau pour changer cela ?

Ce que je peux donner comme conseil, c'est déjà de bien organiser les choses au niveau fédéral. Et après organiser la structure athlétique des entraîneurs et des entraînements pour aider les spécialistes du relais à émerger. Pour ma part, je suis là pour apporter ma contribution en terme de conseil et également pour que nous travaillions ensemble.

Réalisée par Lebéni KOFFI

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