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Interview Andréa Dirabou (Joueuse) : « Je rêve de développer le rugby féminin en Côte d'Ivoire »

Rugby

Interview Andréa Dirabou (Joueuse) : « Je rêve de développer le rugby féminin en Côte d'Ivoire »

14 September 2021 0

De passage récemment en Côte d'Ivoire à la faveur du regroupement des Éléphantes Rugbywomen qui préparent l'Africa Rugby Cup, Andréa Dirabou Kouassi, la pilière de (Lille métropole rugby club Villeneuvois) en Top 8 (Première Division France) nous a confié dans cette interview ses ambitions pour le rugby féminin en Côte d'Ivoire. Avec déjà dix ans de carrière sportive, l'athlète Ébrié et Baoulé prépare sa retraite avec de grands projets.

Qu'est-ce que ça fait de retrouver ses terres ?

 Je n'ai jamais vraiment quitté mes terres. Je fais l'effort de revenir au moins une fois chaque année. Et c'est toujours un plaisir d'être sur le sol ivoirien.

Quelles sensations avez-vous pour votre premier regroupement en sélection ?

C'est avant tout une grande fierté d'être appelée en équipe nationale et pouvoir représenter son pays. Ce n'est pas toujours facile car c'est une discipline qui est en construction mais nous sommes motivées.

Pourquoi maintenant après 10 ans dans le haut niveau en France ?

Dix années après ! Tout simplement parce que c'est la première fois que la sélection nationale féminine va disputer une compétition en rugby à XV. Ce sont les débuts en Côte d'Ivoire. S’il y avait eu d'autres opportunités avant, je serais venue. Croyez-moi.

Connaissez-vous d'autres joueuses ivoiriennes en Europe ?

Oui ! En effet, Je joue régulièrement avec une autre ivoirienne à LMRCV (Lille métropole rugby club Villeneuvois). Il s'agit d'Adeline Lamoine mais j'ai fait la connaissance d'autres Ivoiriennes, en France et en Suisse qui souhaitent porter le maillot Ivoirien.

Avez-vous toute la même motivation pour défendre les couleurs ivoiriennes ?

C'est un peu complexe de répondre à cette question. Car elles seules pourraient vous répondre comme il se doit. Mais je pense que oui. Je crois qu'elles pourraient se laisser tenter par le challenge.

Comment jugez-vous le niveau de vos coéquipières issues des clubs ivoiriens ?

Comme je disais plus haut, les joueuses découvrent le rugby à XV. Donc nous sommes en train de mettre en place les bases. Malgré cela, je remarque une équipe battante, à l'écoute, qui apprend à une vitesse impressionnante.

Qu'est-ce qu'il faudra à la Côte d'Ivoire pour disposer d'une grosse équipe nationale ?

Il y a un potentiel énorme en Côte d'Ivoire. C'est essentiel dans le processus déjà. Pour moi, il faudra un peu plus de travail, de la solidarité et la cohésion. Parce qu'une grosse équipe est une équipe soudée et qui joue ensemble. Il nous faut donc nous entraîner davantage, intégrer plus de séances de musculation, continuer sur notre lancée et continuer à faire grandir la cohésion de ce groupe. À côté de cela, il faudra aussi que la fédération ivoirienne de rugby donne les moyens aux filles. Avoir un terrain fixe par exemple, une salle de musculation qui ouvrirait des créneaux uniquement pour les joueuses.

Quel sera votre apport ?

J'essaie de m'impliquer au maximum. Je suis là avec mes sœurs. Je leur apporte mon expérience, mon vécu et leur transmets mes visions du rugby féminin en Côte d'Ivoire. D'autres projets fort intéressants arriveront plus tard.

Quels sont vos objectifs pour la prochaine Africa Rugby Africa ?

Notre objectif est de pouvoir appliquer ce qu'on prépare depuis plusieurs mois à l'entraînement avec le coach Tomé Mamadou et toute son équipe. Mais surtout prouver que nous sommes capables de montrer du beau jeu.

Quel peut-être votre plus grand rêve avec la sélection nationale ?

C'est déjà un rêve de pouvoir porter le maillot Ivoirien. Mais nous visons une certaine reconnaissance de notre sport, de notre passion. Cela me tient énormément à cœur.

Comment préparez-vous la nouvelle saison en France ?

En plus des entraînements de rugby avec l'équipe nationale, j'ai été coachée par Maurice Zadi. Nous avons fait de la boxe, de la lutte et du crossfit. C'est toujours intéressant de toucher à d'autres sports de combat pour se préparer. D'ailleurs, je suis championne de France de Lutte libre.

Quelles sont les ambitions de Lille MRC cet exercice ?

Renouer avec le titre. Après avoir été championne de France de rugby en Armelle-Auclair et vice-championne de France de Top 8 (1ère division), cette saison nous visons le titre en Top 8, la première édition chez les dames.

Pour une dame, le rugby nourrit-il son homme ?

Je vais peut-être vous décevoir mais la réalité est loin de ce que nous croyons. Je dirais non. Le rugby féminin ne nourrit pas son homme malheureusement.

Alors qu'est-ce qui vous passionne tant dans ce sport ?

Ce qui est passionnant dans le rugby c'est l'idée que sans l'autre nous ne sommes rien Nous sommes, comme une famille unie. Si une personne tombe on la relève et on avance à son allure s'il le faut. C'est un sport dans lequel il vaut mieux avancer lentement mais ensemble plutôt que rapidement mais seul. Ça crée des liens forts qu'on ne retrouve nulle part ailleurs.

Quels sont vos projets ?

Mon ambition, c'est de développer le rugby féminin en Côte d'Ivoire. Laissez-moi rêver... L'idéal serait que ça paraisse commun qu'une femme fasse du rugby (rire). Mais à côté de ça je suis également cheffe d'entreprise. Je viens d'ailleurs de lancer ma marque de sport baptisée « Panthera ». Qui fait référence au surnom qu'on me donne dans mon équipe. La « Panthère ».

Réalisée par Lebéni KOFFI

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