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Rugby/ MOndial France 2007: Les Boks en finale avec le sourire

MONDIAL

Rugby/ MOndial France 2007: Les Boks en finale avec le sourire

15 October 2007 0
Rugby/ MOndial France 2007: Les Boks en finale avec le sourire

L'Afrique du Sud a mis fin à l'épopée de l'Argentine grâce à une première période très tranchante et à une rigueur dans le combat qui a neutralisé le plan de jeu habituel des Pumas (37-13). Elle retrouvera l'Angleterre en finale, cette équipe qu'elle a rossée (36-0) au même endroit il y a un mois. L'Argentine jouera le match de classement contre la France, battue (17-12) lors du match d'ouverture. Les Boks prêts à égaler les Wallabies
L'Angleterre et l'Afrique du Sud vont se retrouver samedi en finale de la Coupe du monde pour égaler l'Australie avec deux victoires en six éditions. Ils étaient nombreux, au Stade de France, dimanche soir, à avoir le petit doigt qui parlait, et ces petits doigts disaient que les Springboks n'avaient peut-être pas tort d'avancer, ces dernières semaines, avec cette arrogance qu'on pardonne bien aux All Blacks, mais qui semble chez eux un insupportable défaut (mais d'où venaient ces hallucinants torrents de sifflet pendant la haie d'honneur ?). La brillance avec laquelle ils ont sorti l'Argentine de la compétition (37-13, quatre essais à un), autant que le souvenir d'un 36-0 encore chaud, désigne déjà l'équipe de Jake White comme l'équipe la plus complète, équilibrée et efficace de la compétition, à une marche du titre mondial qui la fuit depuis 1995, date de sa seule finale jusqu'ici. En une seule mi-temps (24-6 au repos), elle avait infligé trois essais à la défense argentine. Les Pumas, jusqu'ici, en avaient encaissé autant en cinq rencontres. Sur 80 minutes, elles a livré sa partition la plus propre depuis la victoire contre la Rose. Chahutée en mêlée mais ultra-souveraine en touche, l'Afrique du Sud est restée droite comme i ,sous les chandelles et la roublardise des Argentins, lesquels ne furent jamais capables de faire fructifier leur jeu de gagne-terrain, subissant le plus souvent le jeu au près.
Derrière, Montgomery a retrouvé sa régularité de métronome face aux poteaux (17 points sur 17 possibles). Et puis, le cocktail de puissance et de vitesse imprimé par les hommes en vert, après des libérations clean au possible, a fait exploser la nation qui a vu deux de ses hommes nommés cette semaine pour le titre du meilleur du monde IRB. Hasard ou coïncidence, ces deux magnifiques joueurs que sont Felipe Contepomi et Juan Martin Hernandez ont commis quelques erreurs individuelles dont deux coûtèrent un essai. Une passe interceptée pour le premier, dès la 7e minute, captée par Du Preez qui, malgré une bonne moitié de terrain à remonter, fila seul à l'essai ; Contempomi, imprécis ensuite, eut du mal à s'en remettre. Un ballon mal contrôlé devant ses vingt-deux mètres par le second, dont l'offrande atterrit en deux temps, trois passes et un mouvement impeccable vers le troisième ligne Rossouw sans opposition (40e). Entre-temps, les Boks avaient traversé tout le terrain dans la latéralité après avoir gratté un ballon côté droit à soixante mètres de l'en-but. Habana lobait Borges pour se servir lui-même le long de la ligne et marquer comme un prince (32e). Du très grand travail, à peine contesté par deux pénalités. Les larmes de Pichot
L'Afrique du Sud sut échapper au coup de moins bien qui lui avait valu de vraies sueurs en quart devant les Fidji (37-20). L'Argentine a inscrit son seul essai du match au retour des vestiaires (44e), par Manuel Contepomi, avec recours à la vidéo (24-13). Mais, après avoir perdu une touche et effondré une mêlée, les Springboks surent retrouver leur esprits, grâce à leurs avants et leur grand patron, le capitaine John Smit, sorte de Martin Johnson sud-africain en version trapue. Voilà aussi une équipe capable de se passer d'un numéro dix d'envergure, Butch James ayant souffert la comparaison avec son partenaire de la charnière, l'immense Du Preez, justesse et précision mêlées, point cardinal d'une mécanique huilée de façon impressionnante par Eddie Jones - l'Australien, adjoint de Jake White, sélectionneur de l'Australie en 2003, retrouvera l'Angleterre en finale quatre ans après pour une revanche personnelle. La deuxième période fut moins spectaculaire, hachée par l'oeil de lynx de M. Walsh, imprenable sur tous les embryons d'en-avant et de hors-jeu qui traînaient (peut-être une séquelle des quarts de finale). Un deuxième essai de la flèche Habana, drapé du même opportunisme que celui inscrit par du Preez pour ouvrir le score (74e), donna au succès sud-africain une dimension impressionnante, Montgomery ajoutant ses huit points syndicaux après le repos (37-13 score final).
Bientôt, Pichot et Hernandez pleureraient comme les frères qu'ils sont, derrière un panneau publicitaire, foudroyés dans la plus pure des ambitions, celles d'aller au bout de leurs rêves. Peut-être regrettaient-ils, quelque part, une entame de match qui les avait quelque peu sortis de leurs habitudes tactiques. Moins attentistes que prévu, décidés à solliciter les trois-quarts plus vite que les Boks l'avaient sans doute anticipé, les Pumas avaient donné des munitions pour se faire battre à une équipe qui n'en avait sans doute pas besoin. Peut-être s'étaient-ils ennuyés ferme, eux aussi, en regardant la première demi-finale. Sans doute avaient-ils pensé que perdre un tel match par excès de prudence eût été la pire des punitions pour eux, les généreux guerilleros qu'un hymne national suffit à faire fondre en larmes. «Je ne regrette rien», d'Edith Piaf, crachait la sono du stade pendant leur tour d'honneur. L'Argentine n'a rien a regretter, juste un superbe challenge à relever en affrontant à nouveau la France pour la médaille en chocolat. Mais l'Afrique du Sud, c'est prévisible, a beaucoup trop à gagner pour lui laisser la place.
lequipe.fr

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