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FIFA : Un deuxième mandat tend les bras à Infantino

16 March 2019 0

Gianni Infantino, seul candidat à sa propre succession à la présidence de la FIFA, ne passera pas la main. Et ce n’est pas la conséquence d’une main basse sur le football mondial. Simplement le fruit de la satisfaction du paysage du football qui veut le voir à l’œuvre pour un autre mandat.

Elu le 26 Février 2016 à la tête de la FIFA, l’avocat Italo-Suisse aurait dû passer la main. Mais après 4 ans au service du football international, le paysage lui a ouvert un pont pour un plébiscite assuré. C’est qu’à 48 ans, Gianni a stabilisé une institution qui tanguait au son des bruits de corruption, à l’aide d’un travail ardu dont le maitre-mot fut la transparence à tous les nouveaux, et la diversité aux postes de responsabilité de la FIFA.

Pour preuve, la nomination au poste de Secrétaire Général, pour la première fois dans l’histoire de la faîtière, de la Sénégalaise Fatma Samoura. Et le pari fut réussi dans une atmosphère électrique où la FIFA n’avait plus aucun crédit auprès de l’opinion internationale.

En effet, après les scandales financiers (corruptions, conflit d’intérêt) multiples qui ont fait la une des médias suivis de la vague d’arrestations de plusieurs hauts responsables du football mondial, à l’hôtel Baur au Lac en marge d’un conseil en mai 2015, la FIFA était déclarée cliniquement morte. Aujourd’hui, l’heure est plutôt à la sérénité au siège de l’organisation sise à Zürich puisque les caisses sont pleines et les réserves financières sont à leur niveau leur plus élevé de l’histoire de l’organisation.

Arrivé avec un état de moins d’1 million de dollars US dans les caisses, l’équipe Infantino à œuvrer pour atteindre le chiffre de à 2,7 milliards de dollars, dans les caisses de maison à Zurich. De quoi investir énormément dans le développement du football et permettre de réduire considérablement les écarts à tous les niveaux entre les continents. Le Fonds Forward en est un exemple patent pour l’Afrique. Selon le dernier rapport financier, ce sont 328 millions de dollars qui ont été investis de 2011 à 2015. De 2015 à 2018, 1,167 millions ont été dégagés par la FIFA qui ne compte pas s’arrêter là. Car pour la période de 2019 à 2022, l’administration Gianno Infantino compte investir 1,746 millions de dollars dans les infrastructures, la formation des cadres et le développement du football de jeunes et du football féminin.

Et si la FIFA peut se permettre une telle redistribution, c’est bien grâce à sa réserve qui connait une hausse spectaculaire. Elle s’élevait en 2018 à 2,745 milliards de dollars. Concernant son budget, il est passé de 5 à 6 milliards 421 millions de dollars. Un embonpoint financier qui a fini de convaincre les associations membres sur le besoin de continuité au sommet de la FIFA.  Surtout que ces montants seront réinvestis dans le football avec transparence comme leitmotiv.

La transparence, l’un des mots clés des réformes engagées par le duo Infantino-Samoura. Ainsi, à la FIFA il est publié le montant des compensations de tous les membres du conseil et des commissions, y compris son président et sa secrétaire générale. Une résolution, loin de plaire à tout le monde, qui a permis à la FIFA de redorer un blason fortement terni tant dans sa gestion, que dans ses compétitions.

Sous l’ère infantino, la Coupe du Monde promise à 32 nations devraient accueillir 48 qualifiés à partir de 2026. Un tournoi élargi qui permettrait au continent africain de passer de 5 à 9 représentants, avec la possibilité d’avoir un dixième, après les matches de barrages. Une formule qui pourrait prendre ses marques plus tôt que prévu. Et c’est le Qatar en 2022 qui pourrait en être le précurseur, si certaines conditions sont remplies. A côté de cette révolution, la multiplication par trois des primes de participation des joueuses pour la Coupe du Monde féminine qui se joue cette année en France, à partir du 7 juin. Des acquis qu’il aura à solidifier puis à accroitre au cours d’un autre mandat qui lui tend les bras.

Patrick GUITEY

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