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Football
Elephants

Kamara Ibrahim a passé son oral

5 July 2018 0

Il en n’était pas à sa première face à la presse. Mais dans les habits de sélectionneur des Eléphant A, c’était inédit. Ce jeudi 5 juillet 2018, le nouveau guide de la “Séléphanto“, selon les observateurs présents, n’a pas failli. Morceaux choisis des grandes lignes développées par “Kamso“ sous la direction des interrogations de la presse nationale et internationale.

La problématique du brassard déjà !

Loin de la tactique et de la technique, le nouveau sélectionneur des Eléphants fut interloqué sur la question qui a toujours fâché. Le brassard. Dans la peau de l’intérimaire lors des deux dernières sorties des Eléphants, Kamara Ibrahim avait gardé comme capitaine…Serge Aurier. Un choix qui ne changera pas ? Le technicien ivoirien s’est voulu limpide. « Le brassard est important dans une équipe, le choix de l'homme aussi et la tâche avec. Je viens d'être installé, il y a à peine 4 jours. Je ne dis pas que ce n'est pas ma priorité et qu'on n'aura pas de capitaine. Mais souffrez que je rencontre les joueurs, que je leur fasse part de la mission qui est à la nôtre, et qui est plus importante que le brassard. Moi je vais fédérer mes joueurs autour d'un projet qu'on nous a confié. Mettre la nation d'abord au centre  de ce qu'on veut faire avant de le ramener à des personnes qui vont porter un brassard. Parce qu'un capitaine, c'est quand même la représentation d'une nation. Souffrez de votre impatience, mais rassurez-vous qu'en temps et en heure, vous aurez le nom du capitaine », a-t-il répondu pour ce qui fut la première question de son bail.

Un staff technique avec Kolo Touré en premier

Choix du capitaine mais aussi de son staff. Face à la curiosité de ses “contradicteurs“, Kamara Ibrahim a lâché une info attendue. La présence de Kolo Touré à ses côtés.  « Abib (Kolo Touré) a toujours travaillé avec moi. C'est quelqu'un en qui j'ai entièrement confiance. Il a une grande expérience internationale en tant que joueur. Aborder les compétitions, il en a l'habitude. Donc aujourd'hui, il sera dans mon staff. J'ai déjà une idée de mon staff mais Abib est quelqu'un sur qui je vais m'appuyer », a révélé Kamara Ibrahim qui a tenu à faire la part des choses entre locaux et expatriés. « Mon staff, je ne le constituerai pas en fonction qu'on soit blanc, noir, béninois ou chinois. Je le construirai en fonction de mes besoins, en fonction des compétences que les techniciens apporteront. Après si c'est un Ivoirien, il n'y a pas de problème. Mais si je dois aller chercher un chinois pour des besoins spécifiques je le ferai. Je ne souhaite pas qu'on pose le problème en terme d'ivoirien ou pas ivoirien ». La compétence, une maxime qui vaut, même pour Yaya Touré.

Yaya Touré, loin d’être un cas…spécifique

L’ex-capitaine des Eléphants qui s’est récemment dit prêt à répondre à l’appel de la sélection pourrait être un autre appui, pour le nouveau sélectionneur qui le pratique depuis. « J'ai de très bon rapports avec Yaya Touré. La preuve, ma dernière sélection, je l'ai appelé, a-t-il rappelé. Nous avons fait la CAN 2015 ensemble. Et en dehors des terrains, nous avons de très bons rapports ». Par contre, au-delà des déclarations, c’est sur le terrain, notamment en club que le longiligne milieu de terrain devra prouver sa capacité à porter le nouveau projet ivoirien. Car si, « Yaya est un très grand joueur », et que « tous les sélectionneurs aimeraient avoir un tel joueur dans leur sélection », il devra être « en état de forme de compétition » pour espérer regagner sa place. Car même si « c'est avec grand plaisir que nous recevrions des garçons tels que Yaya », « l'équipe de Côte d'Ivoire appartient à tous les Ivoiriens. On ne peut pas spécifier un cas sinon on n'en finirait pas », a précisé Kamara Ibrahim. Par contre, le sélectionneur de la Côte d’Ivoire a promis « rencontrer ceux qui éprouvent le besoin de venir ou de revenir. Je n'ai aucun problème à partir du moment où le joueur est compétitif et qu'on estime qu'il peut apporter ».

Quand Ibrahim annonce la patte Kamara

Illisible et souvent inexistante, l’identité du jeu des Eléphants s’est effritée au fil des déceptions. Revenir à l’essentiel pour asseoir des incertitudes. Son projet de jeu, Kamara Ibrahim l’a ouvert à tous et c’est clair…dans sa tête. « Mon idée de jeu est de privilégier les fondamentaux. Nous n'avons peut-être pas de certitudes en ce moment et donc nous allons essayer de verticaliser notre jeu au maximum. Nous allons épouser des attaques rapides et souvent même jouer sur des contres. Ensuite, lorsque nous aurons engrangé plus de confiance avec des victoires et des points gagnés, nous allons basculer sur un jeu qui est basé sur la maitrise collective et la circulation de sorte à imposer notre rythme à l'adversaire. Pour l'instant, l'idée est de réaliser un jeu plus direct », a-t-il révélé. Les prochains sélectionnés sont prévenus.

“Rapports difficiles“ avec la presse balayés

Réputé à tort ou à raison n’être pas un féru des conférences de presse, Kamara Ibrahim s’est montré plutôt à son aise. Enchainant ses idées, il en a mis quelques-uns dans sa poche. Pas tous. Car l’un d’entre eux a évoqué ses « rapports difficiles » avec les journalistes. Le temps pour “Kamso“ de balayer cette apparence.  « Par le passé, on a souvent dit que je fuyais la presse. Non! Je n'ai jamais eu de problèmes avec la presse. Je respecte les journalistes. Le métier que vous faites est assez noble. Je ne peux pas me mettre à dos le 4è pouvoir sinon ça sera difficile de mener à bien ma mission. A chaque fois qu'on me donnera une fenêtre officielle pour échanger avec la presse, je ne vais pas me soustraire à mes obligations. Je suis aujourd'hui sélectionneur de l'équipe A, à partir de là, les rencontres avec la presse font partie de mes obligations. Au contraire, je vais vous ouvrir mes séances, je vais vous ouvrir mon travail pour qu'ensemble pour qu'on se fédère autour de l'objectif qui est le mien mais qui nous concerne tous ». Un oral plutôt réussi. Mais une promesse que la mémoire d’Eléphants des medias, en attente de résultats sur le terrain, a bien enregistrée.

Patrick GUITEY

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