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Elephants
MONDIAL

A défaut d’équipe, vive l’individualisme

3 September 2017 0

La Côte d’Ivoire s’est bien moquée du Gabon samedi à Libreville. L’euphorie du 0-3 infligé aux Panthères devant mères et enfants a fait surgir encore une fois le culte des individualités qui ont porté les Eléphants, à défaut de bloc équipe.

Arrivé sur ses grands chevaux, Marc Wilmots espérait voguer sur les eaux de la construction d’un groupe homogène relié par un fil : Le projet de jeu. Jusque là, impossible le tracer le fil de la progression des Eléphants de la défense à l’attaque. Après deux matches et deux défaites cuisantes, le technicien belge a changé d’avis. Ou tout simplement, de priorité. « A présent, il faut gagner », a-t-il indiqué à la presse locale avant de s’envoler pour Libreville. La « construction » tant soulignée se fera sur un radeau de succès, au risque de perdre sa tête qui pourrait être offerte pour calmer la fronde des supporters, qui l’attendaient déjà au tournant gabonais. Son équipe n’a pas failli. Ou du moins, ses individualités ne l’ont pas trahi.

Après une première période marquée par une absence de justesse offensive, avec un milieu en panne et une attaque qui ne valait que par l’abnégation de Max Gradel, la Côte d’Ivoire a caché son incapacité collective derrière les occasions de Kalou et des éclairs de ses cadors, dont certains ont refait surface après une escapade pas encore expliquée. Une prise de responsabilité de Gradel à la 53è et une prise de conscience de ses qualités de passeur de Gervinho aux 77è et 83è, et le tour était joué. Au grand bonheur de l’effacé Doumbia Seydou qui eu pourtant du mal à se situer durant la majorité de la partie.

Si la philosophie Wilmots demeure, à raison, insaisissable après trois matches, la volonté mollassonne de construction, l’absence de complicité et souvent de combinaisons ont sauté aux yeux. Incompréhensible. Surtout que dans le Onze de départ face au Gabon à Libreville, aucun n’en était au chapitre de la prise contacte. Un constat qui, s’il ne devrait pas peser lourd à l’épreuve du Gabon qui devrait repasser à la trappe mardi à Bouaké, devra être pris en compte en vue du duel peut-être décisif avec le Maroc, dont les individualités s’expriment dans un collectif prend forme. Le Mali qui en a pris six, peut en témoigner.

Patrick GUITEY

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