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« Que tous les acteurs du football marchent ensemble »

21 March 2019 0

Présent à Abu Dhabi dans le cadre des 15es Jeux Spéciaux Mondiaux, Didier Drogba a accepté de se prononcer sur le football ivoirien. L’ex-attaquant des Eléphants qui ne sera pas au stade Félix Houphouët-Boigny pour soutenir le samedi ses successeurs, prône l’union pour un football local aussi fort que lors des 10 dernières années.

Didier Drogba, plusieurs voix se sont élevées en Côte d’Ivoire pour souhaiter votre présence à Abidjan pour la 6è journée des éliminatoires de la CAN 2019. Vous serez là pour soutenir les Eléphants ?

Je ne pourrais pas être là le 23 mars, parce qu’il y’a un évènement auquel j’ai été invité. J’avais déjà donné mon aval pour ma présence donc c’est délicat finalement de dire que je n’irai pas pour une célébration, même si la célébration, elle et magnifique. Ça m’aurais fait plaisir d’assister à la rencontre entre la Côte d’Ivoire et le Rwanda. J’ai été un membre de la sélection, aujourd’hui j’en suis un supporter qui souhaite le meilleur pour l’équipe nationale.

Pour tout ce que vous continuez de représenter pour le football ivoirien, est-il programmé dans votre agenda chargé un jubilé à Abidjan, face à vos fans locaux qui tiennent à vous honorer ?

Le football, c’est ma passion depuis tout petit. C’est le seul endroit où je pouvais extérioriser mes émotions, où je pouvais m’exprimer parce que j’étais quelqu’un de très introverti. Donc oui ça me ferait plaisir. Mais le meilleur moyen de m’honorer serait de ramener le football ivoirien au niveau auquel on l’a laissé, moi et mes coéquipiers de l’époque et au-delà.

Qu’est-ce qu’il faut à ce football ivoirien pour retrouver justement ses dernières années fastes dont vous avez été l’un des grands artisans ?

Je pense qu’il faut repenser le football ivoirien. Et ça, ce n’est pas attaquer le président actuel de la Fédération ou quelqu’un d’autre. Il y’a un débat à mettre en place pour savoir ce qu’on veut faire du football en Côte d’Ivoire, sachant que c’est l’opium du peuple et qu’on a besoin de cela. Je pense qu’on vit une période comme-ci comme-ça.

Malgré tout, la Côte d’Ivoire réussit à se qualifier pour des compétitions majeures comme la CAN. Où se trouve le problème pour vous ?

La CAN, c’est un objectif que la Côte d’Ivoire se doit d’atteindre, je pense, toutes les années. Donc c’est une réponse qui est déjà cochée. Maintenant on ne peut pas se contenter que de cela. La Côte d’Ivoire se doit d’être à toutes les Coupes du Monde. Et pour atteindre cet objectif, il y’a du travail à faire, des structures à mettre en place. Pour ça il faut créer une union. Il faut que tous les acteurs du football marchent ensemble, aillent dans la même direction. Nous avons besoin d’une vision commune pour le football ivoirien. Ce ne sont pas les ambitions personnelles qui vont nous mener au succès. A chaque fois que nous nous sommes mis ensemble pour un même objectif, nous avons réussi à atteindre notre but. Nous avons le potentiel, nous avons les ressources humaines, on a de la qualité maintenant à nous de savoir quoi en faire.

Vous avez été témoin de la décision du « glissement » des dates d’organisation des CAN de 2019 à 2023. Comment avez-vous accueilli la décision concernant la Côte d’Ivoire ?

C’est vrai, c’est une décision qui a choqué pas mal de personnes et pas mal de pays. Mais je pense que la CAF l’a prise en connaissance de cause. La preuve les Etats ne se sont pas plaints. C’est une bonne décision, puisqu’elle laisse du temps aux nations de pouvoir s’organiser. On veut avoir une Coupe d’Afrique qui sera en compétition avec l’Euro, la Copa América… Mais il faut se donner les moyens, il faut du temps, des installations de qualités. A partir de ce moment, je pense que c’est un mal pour un bien.

Propos recueillis par Patrick GUITEY

Envoyé Spécial à Abu Dhabi

 

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