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Seydou Dabonné : « Côte d’Ivoire Judo est au travail et tout va très bien »

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Seydou Dabonné : « Côte d’Ivoire Judo est au travail et tout va très bien »

7 July 2026 0

Président, après des tensions ou des crises, la Fédération ivoirienne de judo a pu revoir ses statuts, devant des émissaires internationaux. Que peut-on retenir de cette étape ?

 La Fédération ivoirienne de judo, aujourd'hui de Côte d'Ivoire judo, a toujours fonctionné correctement. Elle organisait ses compétitions, elle représentait l'État de Côte d'Ivoire à l'extérieur. Le président a été élu président de l'Union des Fédérations ouest- africaines de judo. Le président a été élu président de la Conférence des Fédérations sportives de Côte d'Ivoire. Le Président a été nommé par l'Union africaine de Judo. Nous sommes reconnus à l'international, nous sommes reconnus au plan national. Et les mêmes, les autres présidents des Fédérations, ont reconnu notre gouvernance et nous ont même demandé de venir les aider aussi à diriger le mouvement sportif. Alors, nous n'avons pas de problème. Il y a certainement des messieurs qui veulent perturber le bon fonctionnement des Fédérations. Pour nous, il n’y a pas de crises. Ce rendez-vous de juin dernier s’est bien déroulé et nous a permis d’asseoir de nouveaux textes avec le changement de dénomination. On parle désormais de Côte d’Ivoire Judo et tout s’est passé devant les représentants du ministère des Sports et comme vous l’avez signifié devant des émissaires internationaux qui ont suivi le processus de bout en bout. Côte d’Ivoire Judo est au travail et tout va très bien.

 

 Peut-on dire que la crise est terminée ?

La crise est pratiquement derrière nous. Parce que nous avons mis en place un comité ad ’hoc qui a fait suite au comité bipartite décidé par le ministère des Sports et le Comité national olympique pour nous demander la révision de nos textes, pour nous aligner sur la loi de 2014 et de l’ordonnance de 2024. Nous avons pris un magistrat hors hiérarchie pour être dans ce comité, nous avons également des membres du ministère des Sports, des émissaires internationaux. Et nos textes ont été votés à l’unanimité suite à des débats avec les membres de la Fédération. Aujourd’hui, nos textes sont alignés sur la loi de 2014 et l’ordonnance de 2024. Notre Fédération est reconnue par la Fédération internationale de judo et l’Union africaine de judo, donc, tout est bien qui finit bien.

 

 Récemment, vous étiez en Afrique du Sud avec des judokas ivoiriens qui ont raflé des médailles…

Oui, nous revenons d’Afrique du Sud avec 4 médailles, 3 en or et 1 en bronze obtenues par nos juniors, par la relève. On savait, quand on arrivait au pouvoir, qu'il allait y avoir un vide pour se faire des médailles internationales parce qu'on n'avait pas pensé au renouvellement de l'élite. Là, nous avons commencé à entrer avec les minimes, les cadets, les juniors, et ces résultats viennent nous renforcer dans notre conviction que le travail que nous avons commencé est en train de porter ses fruits. Ce n'est qu'un résultat, le travail doit continuer et nous espérons, avec l'adhésion de tous les membres de la Fédération, atteindre ces objectifs. Je remercie aussi le ministère des Sports qui, depuis notre arrivée, nous soutient parce que nous faisons le travail qu'il nous demande.

 

Quelles sont les perspectives ?

Les perspectives sont bonnes parce que nous sommes en train de faire un travail en profondeur qui ne se voit pas. Nous sommes en train de mettre en place la fondation du judo ivoirien, en installant le judo déjà dans les écoles à travers le pays. Il n'y avait que deux villes qui faisaient le judo à Côte d'Ivoire. Aujourd'hui, il y a pratiquement 15 villes.

 

Avez-vous un message à l'endroit de vos membres actifs et de la communauté sportive ivoirienne ?

Tous nos membres actifs savent tout et sont sereins et c'est pourquoi ils ne se sont jamais agités face aux agissements de certaines personnes en dehors de notre discipline. Je les félicite et les encourage pour la sérénité et la sagesse qu'ils ont adoptées durant la période de turbulence suscitée et entretenue par des personnes extérieures à la discipline. À la communauté sportive ivoirienne j'adresse également mes remerciements. Presque toutes les fédérations nationales nous ont apportés leur soutien. Elles nous ont été solidaires. Elles ont été simplement extraordinaires. Aujourd'hui, nous sommes au travail pour le rayonnement du Judo aussi bien en Côte d'Ivoire que partout ailleurs.

Propos recueillis par Chamade YAH

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