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Aboubacar Karaboué : « Les binationales refusent de jouer pour la Côte d’Ivoire »

Handball

Aboubacar Karaboué : « Les binationales refusent de jouer pour la Côte d’Ivoire »

12 December 2022 0

La Côte d’Ivoire n’a pas brillé à la dernière CAN Féminine. En effet, les Eléphants Dames ont terminé à la 7e place de la compétition. Un échec que le président de la Fédération Ivoirienne de Handball (FIHB), Aboubacar Karaboué, tente de justifier dans cette interview.

Quel bilan tirez-vous des dernières compétitions internationales ?

Nous avons eu trois compétitions internationales hors de la Côte d’Ivoire. Il s’agit de la Coupe d’Afrique des Vainqueurs de Coupe, la Coupe d’Afrique des Clubs Champions et la CAN Féminine. Au niveau des clubs, on est satisfait de la prestation de nos équipes. Mais en même temps, on n’est pas à la place qu’on mérite.

Qu’est-ce qui explique-cela ?

 Les années de crises que la Côte d’Ivoire a connues n’ont pu permettre au handball ivoirien de se maintenir. Pendant ce temps, d’autres nations se sont mises au travail et ont ravi cette place à la Côte d’Ivoire.

Cela suffit-il à justifier le niveau de nos clubs ?

Il est clair que nous devons nous mettre résolument au travail. Le handball africain se professionnalise également. Il nécessite plus de moyens financiers. Mais on a espoir que nos équipes auront les qualités pour revenir au sommet du handball africain.

Que faut-il retenir de la CAN Féminine ?

Nous sommes aussi satisfaits du parcours de notre équipe nationale féminine qui a participé à la récente Coupe d’Afrique des Nations. Elle a terminé à la 7e place. C’est mieux que lors de notre précédente participation.

Reste tout de même que ce classement ne fait pas honneur au standing de la Côte d’Ivoire ?

On a conscience que l’on est loin de la période où la Côte d’Ivoire était au sommet du handball. Dans le même temps, ce n’était pas évident pour nous de nous retrouver au second tour de cette CAN. Mais nous y sommes arrivés malgré les difficultés.

A quelles difficultés faites-vous allusion ?

Ce que les Ivoiriens doivent savoir, c’est qu’aujourd’hui la CAN de handball est comme celle de football. La plupart des équipes y vont avec des professionnels. Malheureusement, et c’est la triste réalité, nous y sommes aller principalement avec les joueuses de notre championnat. Au football, on dirait que nous sommes partis à la CAN avec une sélection du CHAN.

 C’est-à-dire ?

 C’est-à-dire des joueuses locales. Ce n’était donc pas évident pour nous de se retrouver au second tour. Mais nous y sommes arrivés. Au niveau du Challenge Trophy, nos équipes des jeunes ont eu un parcours sans fautes jusqu’en finale où malheureusement nous avons perdu aussi bien en cadet qu’en juniors face au Nigeria. Cela augure d’un avenir meilleur avec ces jeunes.

Pourquoi la Côte d’Ivoire n’a t- elle pas fait appel aux professionnelles pour cette CAN ?

 

On a donc décidé de faire venir sur Abidjan 7 filles qui constituaient une équipe à part entière. Malheureusement sur ces 7 filles, il y en a que 4 qui ont accepté d’effectuer le déplacement sur Abidjan. Finalement ce sont trois qui nous ont rejointes.

Et pourquoi ?

Parce qu’au dernier moment, il y a une athlète qui a renoncé à venir pour des raisons personnelles. Il faut aussi évoquer le cas de la joueuse ivoirienne qui est née en Allemagne. Nous l’avons contactée. Et tout semblait bien parti pour qu’elle nous rejoigne. Mais on a été surpris de voir cette dernière jouer pour le Congo. C’est vous dire toutes les difficultés que nous avons eu à convaincre les binationales à nous rejoindre pour cette CAN.

N’est-ce pas la preuve d’un manque d’une réelle politique de détection ?

Non. Ce n’est pas le cas. Il existe une vraie politique fédérale pour chercher nos meilleures joueuses. Les contacts existent mais le vrai problème aujourd’hui est que les athlètes de nationalité ivoirienne qui évoluent dans les championnats européens renoncent parfois à jouer pour la Côte d’Ivoire. Tout simplement parce que d’autres pays leur proposent de l’argent. Ces binationaux préfèrent jouer ailleurs plutôt que de venir jouer pour la Côte d’Ivoire pour des raisons financières.

Cet échec n‘était-il pas également prévisible du fait de la mauvaise préparation des Ivoiriennes ?

Je ne pense pas. Au départ, on prévoyait une préparation en France avant de s’envoler pour Dakar. Malheureusement, on n’a pas pu l’exécuter. Ceci étant, on ne s’est pas reposés sur nos lauriers.

C’est-à-dire ?

On a eu une préparation de deux mois tout juste après le championnat. Nous avons alterné un regroupement externe et interne. On a essayé de mettre nos athlètes dans de meilleures conditions. Je peux vous dire que la préparation a été bonne même si on n’a pu aller en France. Depuis 14 ans que je suis dans le handball, on n’a jamais eu une telle préparation.

Pensez-vous qu’avec une telle préparation la Côte d’Ivoire pouvait terminer dans le carré d’as et se qualifier pour le Mondial ?

Je vous ai dit qu’on avait prévu aller parachever notre préparation en France mais cela n’a pu être possible à cause de certaines difficultés financières. Nous avons donc fait avec les moyens de bord.

Qu’elle a été le budget pour cette CAN féminine ?

Ce qu’il faut savoir, c’est que l’État a joué sa partition en fonction de ses priorités et de ses moyens. La fédération a également joué la tienne de sorte qu’on puisse avoir ces deux mois de préparation. Car n’oublions pas que l’État ne prend seulement en charge que les deux semaines qui précèdent le début de la compétition et le tournoi lui-même.

Est-ce vrai que vous avez reçu 80 millions de la part de l’État ?

Si vous voulez les informations exactes, je souhaite que vous vous en referiez au ministère des Sports.

Certaines sources avancent que nous avez pris la totalité des communications internationales pour l‘utiliser pour la CAN Féminine. Qu’en est-il au juste ?

Nous ne pouvons empêcher ceux qui nous critiquent de le faire. Mais la vérité est qu’aujourd’hui on ne nous autorise qu’à participer à la Coupe d’Afrique des séniors alors que par le passé, la Côte d’Ivoire était présente à la CAN des cadets, juniors et autres par le passé. Cette décision n’est pas de notre fait. Nous n’y pouvons rien.

Après cette édition de la CAN, que comptez-vous faire pour améliorer les résultats ?

Pour les échéances à venir, on est obligés de faire plus. On aura nécessairement besoin de professionnelles. Si on veut reconquérir notre place au niveau international, on doit également travailler au niveau de la formation et de la détection. A la Fédération, on a pris la mesure de la situation.

C’est-à-dire ?

Nous avons signé au mois de juillet une convention avec la Fédération française de handball pour former nos encadreurs afin de ramener la Côte d’Ivoire au sommet. On envisage aussi de remettre sur les rails toutes les sélections. Nous devons ainsi avoir un vivier qui sera évalué régulièrement lors de regroupements. Ce sont des choses que nous voulons développer avec la DTN.

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