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Traoré Cheickna : « Je rêve des Jeux Olympiques »

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Traoré Cheickna : « Je rêve des Jeux Olympiques »

8 August 2023 0

Propulsé sous les projecteurs à la faveur des IXe Jeux de la Francophonie, Traoré Cheickna, le sprinteur ivoirien de 23 ans, s'est royalement installé dans le cœur des ivoiriens. Pour sa toute première grosse joute sous les couleurs ivoiriennes, le pensionnaire du « Ramapo College » dans le New Jersey a raflé deux médailles d'or au relais 4x100 m et 200 m. Dans cette interview, Traoré Cheickna dit « Cheick » se dévoile aux ivoiriens. Il revient sur cette expédition congolaise exceptionnelle et se projette sur les futurs challenges.

Pouvez-vous vous présenter aux ivoiriens qui vous découvrent à peine ?

J'ai 23 ans, je vis dans New Jersey aux Etats-Unis. Et j'ai fait du sprint ma passion. J'ai commencé à courir pour voir à quelle vitesse je pouvais aller et au fil des ans, je me suis surpris à plusieurs reprises en train d'exploser. Je m'amuse donc avec ce sport.

Quand avez-vous démarré l'athlétisme ?

J'ai commencé à courir en septembre 2015 alors que j'étais au lycée. C'est bien là que j'ai pratiquement démarré ma carrière d'athlète. N'ayant jamais pratiqué aucun sport auparavant, je n'étais pas très bon. J'ai même couru le mille et 800 mètres pour commencer. Mais en prenant de l'âge, j'ai réalisé que j'avais de la vitesse. Et à l'université, j'ai eu de merveilleuses performances. J'étais surpris car je ne pensais pas que j'avais les capacités et les aptitudes pour le faire.

Qu'est-ce qui a motivé votre choix de défendre le drapeau ivoirien alors que les États-Unis vous tendaient les bras ?

C'était un choix clair et évident. Bien que je réside aux États-Unis depuis 2005 et que je sois citoyen américain, je suis ivoirien. Et donc, j'ai tout naturellement choisi de représenter mes racines. Ce n'est pas un choix mais plutôt un devoir et quelque-chose qui vient du plus profond de mon coeur.

Quelles sont vos plus grandes compétitions remportées dans votre jeune carrière ?

Je cours pour un collège du New Jersey appelé « Ramapo College ». C'est une école de division 3. J'y ai remporté 3 championnats nationaux. J'en ai gagné 2 ces derniers temps en salle en remportant le 200 en 20.7 et le 400 en 46.8. Puis à l'extérieur, j'ai gagné le 200 en 20.25 secondes.

 

Pour votre première compétition internationale sous les couleurs ivoiriennes, vous décrochez 2 médailles d'or. Qu'est-ce que ça vous fait ?

C'est génial de pouvoir ramener 2 médailles d'or avec moi ! Comme tout le monde, j'étais assez nerveux étant donné que c'était la première fois que je portais les couleurs ivoiriennes. Mais je savais que je devais faire le travail. Et je l'ai fait de la plus belle des manières ! Là, c'est le soulagement. On savoure en pensant aux futures compétitions.

Dorénavant, vous êtes dans le cœur des ivoiriens et un gros espoir du sprint. Êtes-vous prêt à assumer ce statut ?

Bien sûr ! Chaque fois que je porterai les couleurs ivoiriennes, le peuple ivoirien doit avoir à l'esprit que je donnerai tout à chaque fois. Je donnerai le meilleur de moi-même pour hisser haut le drapeau ivoirien.

Que promettez-vous aux ivoiriens pour les futures compétitions ?

Je promets d'œuvrer au rayonnement de l'athlétisme ivoirien sur les scènes internationales. Je veux courir au mieux avec mes capacités à chaque compétition, et rien de moins. Cela pour propulser mon pays au rang des meilleures nations au monde dans l'athlétisme.

Quelles sont vos ambitions pour les mondiaux de Budapest si vous y êtes ?

Les Mondiaux sont encore une incertitude pour moi parce que je n'ai pas encore reçu la confirmation que j'y vais. Mais si j'en ai l'opportunité, ce sera une grande expérience de concourir pour mon pays sur la plus grande scène et de voir comment je résiste aux meilleurs au monde. En tout cas, ce sera une merveilleuse expérience pour moi.

Les Jeux olympiques de Paris 2024, c'est dans un an. Vous y pensez ?

Oui absolument ! J'étais à quelques secondes des minimas de la qualification directe au 200 cette année. Je pense que c'est la meilleure approche pour obtenir le ticket menant aux Jeux olympiques. Donc l'objectif de l'année prochaine, est de réussir les minimas et pouvoir disputer les Jeux olympiques

Quels sont vos plus grands rêves dans votre carrière ?

Je n'ai pas de grands rêves actuellement à part disputer les Jeux olympiques. J'aime me fixer des objectifs de temps en temps. Pour le moment, j'aimerais passer sous la barre des 20 secondes au 200 m. Je sais que je suis proche et que c'est dans un coin de ma tête. Donc, je vais continuer à essayer jusqu'à ce que je réussisse cet exploit.

Quels sont vos rapports avec les autres sprinteurs ivoiriens ?

Les Jeux de la Francophonie étaient en fait la première fois que je rencontrais les autres sprinteurs ivoiriens. Et je me suis très bien entendu avec eux. J'espère également les revoir tous très bientôt !

Avec Néhémie, Diomandé et Cissé, vous avez réussi un joli relais à Kinshasa. Sur quoi faudrait-il désormais travailler pour se hisser au niveau des grands pays de relais du monde dans un ou deux ans ?

J'ai pour ordre d'aller plus vite dans le relais 4x100 m, il faudrait profiter pleinement des zones d'échange que nous avons maintenant et vraiment s'assurer que nous gardons le témoin en mouvement à tout moment. Courir 39,32 secondes pour notre première compétition internationale, est un bon signe et je pense que nous avons le potentiel pour descendre à 38 secondes et peut-être sous les 38 secondes.

Quel est votre repas préféré en Côte-d'Ivoire ?

En tant qu'un bon abidjanais, j'adore l'attiéké avec du poisson. J'en ai mangé lors de mon récent passage. Et j'en mangerai encore lors de mon prochain séjour.

Réalisée par Lebéni KOFFI

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