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Jeannot Kouamé : « Nous allons bosser pour réussir un coup à Budapest »

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Jeannot Kouamé : « Nous allons bosser pour réussir un coup à Budapest »

7 July 2023 0

Le vendredi 30 juin dernier, le relais féminin ivoirien se qualifiait pour les mondiaux de Budapest en terminant 1er en 42.23 à Lausanne. Une semaine après, Jeannot Kouamé Kouadio, le président de la fédération ivoirienne d'athlétisme (FIA), coach du quatuor ivoirien lors de cette étape de la Ligue de diamant raconte cette merveilleuse aventure dans cette interview exclusive. Il évoque les grands chantiers du relais féminin en vue des mondiaux de Budapest et des qualifications pour les JO 2024.Il lève un coin du voile sur la belle complicité entre les relayeuses ivoiriennes sans manquer de toucher le relais masculin.

Vous revenez de Lausanne où vous avez été acteur et témoin oculaire de la qualification des relayeuses ivoiriennes aux mondiaux 2023. Pouvez-vous nous raconter ce moment ?

Cet exploit, nous le préparons depuis les derniers championnats du monde disputés à Oregon aux États-Unis. Nous avions à ce rendez-vous américain quatre filles qualifiées en individuel mais nous n'avons pu les mobiliser pour le relais. Il fallait donc créer les conditions.

Lesquelles ?

Depuis le mois d'octobre, nous avons commencé à déployer notre stratégie en regroupant nos filles aux États-Unis en vue de les préparer à prendre part à des compétitions de relais 4x100 en visant une qualification aux mondiaux de Budapest en Hongrie. Depuis le mois de mars, nous avons créé un groupe pour essayer d'échanger sur la faisabilité.

La suite, on la connaît avec la qualification 20 ans, après Paris 2003. N'est-ce pas ?

Absolument ! Mais, nous avons démarré notre conquête du ticket pour les mondiaux le 15 avril aux États-Unis sans Ahouré-Demps Murielle qui est la capitaine de l'équipe. Ce jour-là, les filles ont terminé 4e en 43.77 sec. Très confiants, nous avions négocié et obtenu une autre compétition. Cette fois l'équipe avait retrouvé Ahouré-Demps Murielle.

Et c'était à Lausanne, avec vous comme coach des filles ?

Effectivement ! Nous avons eu deux bonnes séances pour essayer de peaufiner la transmission. Nous étions très confiants parce que nous savions que si le témoin passe et que ça se passe dans des conditions excellentes, nous devrions courir en 41 secondes. Et on pouvait viser 42 secondes s'il y a juste une bonne transmission. J'avais dit aux filles que nous allions battre le record de Côte-d'Ivoire. Et je serai à 10 mètres de l'arrivée pour leur remettre le drapeau ivoirien. Et c’est ce qui a été fait en 42.23 sec. L'ancien record (43.28) a été effacé. Le record du meeting également et de peu, nous allions battre le record d'Afrique. J'ai la forte conviction qu'à Budapest, nous battrons le record d'Afrique. Nous ferons un camp d'une semaine pour préparer ce rendez-vous et viser les jeux olympiques de Paris 2024.

Cette qualification est forcément historique ?

Oui dans la mesure où, nous revenons 20 ans après soit deux longues décennies d 'absence. Elle intervient avec plusieurs records battus, c'est vraiment exceptionnel.

Comment le travail avec les filles s'est fait ?

Tout a été parfait sur le plan moral. Il y a eu une complicité entre les filles et l'ambiance était exceptionnelle ! Elles ont été très réceptives. Le courant passait merveilleusement. Avant qu'elles aillent sur la piste, nous avons fait une prière pour confier la course à Dieu. Toutes les filles étaient motivées, concernées et à fond pour réussir un exploit. L'ambiance était au beau fixe. Ce fut une fort belle expérience. En tant que président et entraîneur à la fois, je n'avais aucune pression. Car, je connaissais la valeur de mes filles et deux mois avant, j'avais déjà fait mes calculs. Chacune savait notre niveau et en fonction du niveau mondial aussi, nous étions confiants.

Oú se situent les quelques failles à gommer pour viser le podium à Budapest et les JO 2024 ?

Le premier chantier, c'est essayer de maintenir la vitesse individuelle de chacune. Nous allons également travailler la réception et la transmission du témoin chez la troisième relayeuse. Nous devons également travailler l'attitude de la 4e relayeuse pour le finish par rapport à la tête. Si nous parvenons à bien gérer ces chantiers, je crois que nous serons au top niveau.

Nous avons senti une complicité entre les cadors et les jeunes. Est-ce un passage de témoin ?

Il faut souligner que Ahouré-Demps Murielle et Marie -Josée Ta Lou sont les marraines des jeunes que sont Jessika Gbaï et Koné Maboundou. Elles ne cessent de leur prodiguer des conseils pour les encourager à travailler, à persévérer. Elles se battent pour leur trouver des meetings. Lorsque nous étions en Californie pour la compétition du 15 avril, c'est Ta Lou qui a mis sa maison à la disposition de Jessika Gbaï. C'est encore elle, qui a négocié avec son entraîneur pour encadrer l'équipe lors du premier relais. MaJo a encore fait la réservation des chambres pour les deux autres filles dont Koné Maboundou, toujours à la faveur du premier relais. Je crois qu'il y a un accompagnement des cadors. Les jeunes ont été adoptées et leur l'intégration dans la sélection s'est faite merveilleusement.

Aujourd'hui, les filles sont sous les projecteurs. Qu'en est-il du relais masculin ?

Les garçons ont un très bon niveau. Malheureusement, il y en a un parmi eux qui a été confronté à des soucis administratifs. L'un des ténors d'ailleurs. Ce qui a handicapé l'équipe quand on connaît le niveau du relais masculin. Ils avaient été engagés pour Genève, malheureusement, l'absence du ténor suite au souci administratif a causé leur absence. Nous avons un grand espoir pour les jeux de la Francophonie. Si tout se passe bien, nos quatre ténors à savoir Arthur Cissé Gué, Koné Abdoul Razack Ismaël, Traoré Cheickna et Diomandé Ibrahim pourront se retrouver. Ils auront l'occasion de faire une performance qui nous permettra de nous positionner parmi les 32 meilleures nations pour les mondiaux de Bahamas 2024.

Mais avant ce rendez-vous mondial, nous disputerons d'autres compétitions afin de mieux les positionner.

Réalisée par Lebéni KOFFI

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