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Football

Dagui Bakari, un second souffle

22 June 2015 0
Dagui Bakari, un second souffle

Des mannequins, des femmes qui sortent de grossesse, quelques hommes, tout y passe. «On travaille sur les fessiers, les hanches, les cuisses et les abdos.» Dagui Bakari, ancien attaquant du Losc, prodigue dorénavant ses conseils lors de cours de coaching privé. Toujours implanté dans la région lilloise, il travaille de temps à autre avec une agence de top-modèles pour que les jeunes filles conservent leur taille de guêpe. Convaincu qu’il est fait pour ça, il a aujourd’hui pour projet «de mettre une structure en place avant la rentrée». Ce qui lui plaît particulièrement n’est pas le culte du corps, mais plutôt «l’aspect psychologique du sport, explique l’ex-international ivoirien, âgé de quarante ans. L’activité principale reste la perte de poids par des exercices ciblés.» Aider ses clients pour qu’ils retrouvent confiance en eux. Le joueur aux 114 matches de Ligue 1 (20 buts) avait cette envie en tête depuis un moment déjà. Avant de se lancer, il a pourtant longtemps hésité. Le déclic a eu lieu il y a deux ans. «Ma femme m’a poussé.» Sinon, il n’aurait peut-être jamais tenté l’aventure. C’était un moyen pour lui d’écrire un nouveau chapitre. «On est amené à se reconstruire, explique Dagui Bakari. J’ai envie de refaire une carrière, mais dans autre chose.»

 

Une anomalie cardiaque

 

Commencer une nouvelle vie pour oublier les démons du passé. Des démons surgis à l’été 2005, au cours duquel tout bascule. «Je sortais de quatre saisons catastrophiques à Lens, se souvient l’avant-centre de 1,93 m. Il fallait que je me ressaisisse.» Il décide de s’engager avec Nancy et dispute même un match… contre les Sang et Or. Mais des examens complémentaires approfondis révèlent une anomalie cardiaque. Placé en arrêt-maladie, l’ancien Manceau annonce sa retraite en octobre 2005. À trente et un ans à peine. Un terrible coup dur. «Ç’a été un choc psychologique. Il fallait que j’accepte que ce soit fini, malgré moi. J’étais vraiment dans un trou, mal dans ma peau.» Pour rebondir, il s’est alors tourné vers sa famille et ses amis. «J’ai eu cette chance de rencontrer ma fiancée, Adel, et d’avoir Bruno Cheyrou (NDLR : son coéquipier au LOSC entre 1999 et 2002), qui m’a toujours soutenu, même après ma carrière.» Pendant deux ans, il doit suivre un traitement adapté aux sportifs de haut niveau. Mais tout cela est derrière lui. Le natif de Montreuil-sous-Bois en Seine-Saint-Denis ne prend plus de médicaments et a retrouvé un équilibre grâce à sa nouvelle activité.

 

Fier des Éléphants

 

 

Et si, aujourd’hui, il donne la priorité au coaching privé et accorde une moindre importance au football, il n’en a pas pour autant perdu la passion du ballon rond, notamment l’envie de transmettre son savoir aux plus jeunes. Ainsi, dès 2010, Dagui Bakari coachait les U11 de l’Iris Lambersat, dans le Nord et a rapidement démontré des qualités de management. Au point d’être sollicité par le grand voisin valenciennois. «VA est venu le chercher, c’est normal, lâche Jean-François Dannely, président du club d’Iris. On s’attendait de toute façon à ce qu’il parte un jour ou l’autre.» Encore en poste cette saison auprès des U11 de Valenciennes, l’ancien Lensois «essaie d’inculquer aux jeunes des valeurs civiques et footballistiques» pour leur permettre de comprendre que, dans le football, il y a autre chose que les projecteurs et la gloire. Que le foot, c’est avant tout «sueur et travail». Des conseils qui valent aussi pour les clients qu’il encadre désormais. Malgré ce relatif détachement du ballon rond, il a suivi la performance des Éléphants cet hiver. «J’étais très content de la victoire ivoirienne à la CAN 2015.» Douze ans après sa première sélection, la génération dorée a enfin été sacrée. Un soulagement pour ce retraité qui prend déjà beaucoup de recul sur sa trajectoire. Cette sagesse, il la doit à une pratique de la religion qui l’aide à relativiser. «Je suis musulman, explique l’ancien avant-centre. Ça m’a permis de croire en mes rêves et de ne pas m’égarer dans l’ombre.» Et même, dix ans après l’arrêt brutal de sa carrière, de retrouver la lumière.

 

 

France Football

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