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Football
CAN

Une CAN au-delà de 2015

7 March 2015 0
Une CAN au-delà de 2015

La Côte d’Ivoire est championne d’Afrique, à nouveau. Les langues ivoiriennes et d’ailleurs, ont attendu 23 ans, après le premier sacre pour redire cette phrase. C’est qu’à chaque reprise, si proche du but en 2006 et en 2012, les Eléphants n’avaient pu convertir leur maitrise individuelle, en succès collectif. Un alliage instable au-delà de la pelouse. Un blocage réel pour le commun de l’africain. 2015, fut une toute autre chanson. Et les sons furent loin d’être discordants. Des anciens aux actuels Eléphants, tous étaient sur la même longueur d’onde. Un discours uniforme qui transpirait la solidarité de ce qui fut fait et la prévision de ce qui allait se faire. Fallait-il rester à flot, au niveau visible pour atteindre la cible.

 

La Légende Pokou, la boussole

 

L’histoire si elle ne débute par lui, aura tout de même été marquée par Laurent Pokou. Jusqu’en 2008 meilleur buteur de la CAN, l’homme d’Asmara a tracé les sillons d’un succès de la Côte d’Ivoire, trop souvent attendue. Loin des pelouses, “Nanan“ comme l’on aime l’appeler affectueusement, jamais vainqueur de la CAN, n’a eu de cesse de soutenir ses successeurs sous la tunique orange pleine des sueurs de ceux à qui il a succédé. Le 8 février 2015, il était là, aux côtés d’une autre génération d’Eléphants, comme pour transmettre la sève de la générosité dans l’effort, la rage de vaincre, la solidarité et surtout l’humilité. La génération 2015, la victorieuse, celle qui précède celle de 1992, d’où ont émergé des patronymes vivants tels que Beugré Yago, Lignon Nagueu, Abdoulaye Traoré, Tiéhi Joël, Alain Gouaméné, Gadji Céli, Youssouf Fofana…, elle n’est pas si nouvelle que cela.

 

Ouégnin, Guillou, Anouma et la Génération Drogba

 

Car prenant sa source dans celle de 2000, qui a fait le lit des académiciens de Jean Marc Guillou pensé par Me Roger Ouégnin et mis en scelle par le visionnaire Jacques Anouma. Un nouveau style de jeu (les enfants s’amusent) et une nouvelle équipe confortée par des tauliers dont le plus illustre restera Didier Drogba, a entretenu le rêve, maintenu le niveau pour semer le doute dans la tête de l’adversaire. Pour preuve, malgré des éliminatoires calamiteuses et une bonne dose de novice en Guinée Equatoriale, personne n’a daigné lui arracher son manteau de favorite, même quand la Côte d’Ivoire se montrait avec l’étendard d’outsider.  Une belle stratégie qui a payé avec les prières de tout un peuple, de toute une lignée d’Eléphants qui n’ont jamais baissé les défenses, qu’ils soient là ou pas. La présence de Kader Kéita dans le bus des Eléphants, un symbole du lien étroit existant entre les générations qui se sont succédé. L’hommage rendu pour la CAN 2015, deuxième sacre de la Côte d’Ivoire, est également pour ceux qui se sont de tout temps battus, à l’image de Didier Zokora, Emmanuel Eboué, Emerse Faé, Tizié Jean Jacques, Cyril Domoraud, Diomandé Ibrahim… battus pour maintenir la flamme allumée. Aujourd’hui devenue un grand feu, tous ont le droit de s’y réchauffer au nom de la solidarité ivoirienne, ciment de prochains succès encore plus résonnants que celui de Bata.   

 

 

Patrick GUITEY

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