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Mahama Coulibaly (Président FIBB) : « La situation ne donne pas encore de visibilité de reprise »

Basketball

Mahama Coulibaly (Président FIBB) : « La situation ne donne pas encore de visibilité de reprise »

15 May 2020 0

Le Président de la Fédération Ivoirienne de Basket-Ball (FIBB) et son Comité Directeur ont fait un don de vivres et non-vivres aux membres actifs. Au cours de cette cérémonie, le président Mahama Coulibaly a indiqué des propositions pour une reprise saine du championnat au regard de l’évolution de la situation de la maladie à Coronavirus.

Comment qualifiez-vous les dons faits en faveur de vos membres actifs ?

C’est une action de solidarité qui est l’une des valeurs fortes du sport. C’est aussi une prise de responsabilité face à une situation qui est assez critique. Le basket-ball doit s’engager pour contribuer à la reprise des activités dans cette situation incertaine.

Justement, quand est-ce qu’on peut envisager la reprise du championnat ?

Il est possible, selon nos propositions, qu’on puisse reprendre les compétitions début septembre car nous avons encore une marge de manœuvre. Parce que si ce n’est pas le cas, à partir d’octobre, ça sera complètement hypothétique.

Et pourquoi ?

Nous sommes tous des acteurs du basket-ball ivoirien. Cela fait plus de 8 ans que la nouvelle saison démarre en janvier ou février au plus tard. Nous avons pris des dispositions pour que le championnat puisse aller au bout. Parce que, c’est une nouvelle fédération qui a besoin de montrer son savoir-faire afin de pouvoir rester en bonne intelligence avec ses partenaires privés, ce qui est le leitmotiv du Ministère des Sports pour l’autonomisation des clubs et des fédérations. Sinon, techniquement, la reprise est possible d’ici le 1er septembre. Maintenant, sur le plan sanitaire, on verra bien ce que les autorités vont décider. Tout compte fait, la FIBB fera des propositions pour voir la possibilité d’une reprise.

Quelle possibilité s’offre véritablement à vous ?

Pourquoi ne pas imaginer des matchs à huis clos pour que vous les médias puissiez les retransmettre afin que les gens les regardent à la maison. Imaginons tout ce qui est possible. Pourquoi n’essayons-nous pas par exemple que les joueurs de la première division (NDLR : Championnat N1) qui, elle, devra être une ligue professionnelle dans peu de temps, soient tous internés à l’INJS, dépistés, pour qu’ils deviennent les acteurs d’une activité. Au regard de la croissance des nombres de cas par jour, la situation ne donne pas encore de visibilité de reprise sauf à prendre des décisions responsables et qui vont préserver la santé de tout le monde.

Président, l’argent étant le nerf de la guerre et que vos membres actifs en n’ont besoin. Pourquoi ne pas leur donner cet argent plutôt que de leur donner des vivres et non-vivres ?

Votre question est trop simple. Le sport n’est pas de la philanthropie. Je voudrais que les journalistes éduquent tout le monde à ne pas encourager les dirigeants à prendre les sous de leur famille pour se ruiner. Il faut qu’il y ait un équilibre de l’exploitation. La solidarité fédérale, c’est ce qu’on reçoit, qu’on donne. Nous sommes dans une situation catastrophique où toutes les entreprises connaissent une baisse de leurs chiffres d’affaire entre 30 à 70%. Les investissements de sponsoring ne vont pas arriver. Et, la structure la plus idoine à aider les fédérations, c’est l’État de Côte d’Ivoire. A travers les ressources dont il dispose. La fédération ne peut qu’imaginer une sorte de solidarité pour pouvoir apporter une contribution face à cette situation de crise sanitaire. Et c’est ce que nous avons dit. Nous n’avons pas la prétention de faire face à tous les effets collatéraux. C’est pour cette raison que nous avons opté pour cette action qui est plus viable parce qu’au final, les moyens qu’on a, servent à manger, se soigner et à vivre. Ceci est un acte fort de contribution à la santé et à la vie de nos partenaires.

Propos recueillis par Armel YAO

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