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Football, Elephants

Diarrassouba Viera : « Aurier n'est pas un exemple »

7 July 2017 0

Diarrassouba Ousmane Viera est sorti de son silence depuis l’épisode manqué de la CAN 2017. Interrogé à l’émission DDF diffusée le dimanche 2 juillet sur la RTI, le défenseur ivoirien a donné les circonstances de sa mise à l’écart et surtout critiqué le choix de Serge Aurier comme capitaine des Eléphants de Côte d’Ivoire.

Avant de prendre sa retraite internationale, Kolo Touré vous a désigné comme son successeur. Pensez-vous avoir été à la hauteur ?

Il n'est jamais aisé de remplacer un monument comme Kolo Touré qui a fait ses preuves en Angleterre et partout où il a évolué. Par contre j'ai fait mon bonhomme de chemin. En deux ans de présence en sélection nationale, je me souviens qu'on a encaissé que 2 buts. Je pense que ce n'est pas catastrophique comme bilan. Après il y a eu un changement de génération, et j'ai été victime de cela. Mais je le prends positivement.

Une polémique est née de votre mise à l’écart de la sélection nationale avant la CAN  2017. Que s’est-il passé pour que vous ne participiez pas au rendez-vous d’Oyem au Gabon ?

Je ne sais pas ce qui s'est passé, vous devriez le demander aux décideurs du destin des autres.

Qui sont-ils ces décideurs du destin des autres ?

Eux, c'est le président et le coach. Je le dis parce que le coach, c'est lui qui aligne son 11, c'est lui qui sélectionne son 23, donc c'est lui qui décide. Et le président, c'est lui qui choisit le coach. Indirectement, il est lié. Je ne dis pas qu'ils m'ont écarté, je dis qu'ils ont décidé que je ne fasse plus partie de l'équipe nationale.

Comment la nouvelle de votre non sélection vous été annoncée ? Et quelle a été votre réaction ?

Au regroupement d’Abu Dhabi, il y avait une sorte d’indécision. Nous étions 24 et personne n’avait aucune indication sur qui serait choisi pour ne pas intégrer le 23 pour la CAN 2017. Le coach (Michel Dussuyer) est arrivé alors dans ma chambre. Il m’a indiqué que je ne faisais pas la CAN au Gabon. Je lui ai demandé les raisons, il m’a répondu qu’il n’a pas d’explications, qu’il n’a rien à me reprocher, mais c’était juste sa décision. Je lui ai encore demandé si c’était sa propre décision à lui. Ça été difficile pour moi, parce qu’après j’ai perdu ma place en club à cause du fait que j’ai décidé de rejoindre la sélection alors que le club m’avait demandé de renoncer. Mais j’assume cette décision.

Il y aurait un problème de brassard en sélection nationale. L’avez-vous senti de là où vous étiez ? Pourquoi le brassard en Côte d’Ivoire pose problème ?

C’est un problème qui existe partout. En club également. Après il y a gestion de ce problème. En club, j’ai échangé avec l’ancien capitaine pour une meilleure cohésion. Mais j’estime que ce n’est pas très important, on ne nait pas avec.

Quel avis avez-vous sur le choix de Serge Aurier comme capitaine des Eléphants de Côte d’Ivoire ?

Serge Aurier a un fort tempérament. Sur le terrain et sans le vouloir, il a tendance à s'emporter le plus souvent. Il veut tellement bien faire qu'il hausse le ton. Mais un capitaine, c'est pas comme ça. Un capitaine c'est un leader. C'est inné, on ne le devient pas. Quand Yaya est parti, le brassard est revenu à Gervinho naturellement. Et jusqu'à preuve du contraire, pour moi, le capitaine c'est Gervinho. Quand il y a une décision à prendre dans ce sens, on prend l'avis des cadres de l'équipe. Pour moi, à l'heure actuelle, il n'est pas logique d'attribuer le brassard à Serge Aurier. Parce que pour mois, Serge Aurier n'est pas un exemple. Il y a d'autres joueurs plus exemplaires que lui. Aurier avec ses déboires ne reflète pas l'image que l'équipe nationale veut véhiculer. Pour moi c'est inconcevable. Parce qu'au delà du football, il y le respect des aînés. En Afrique, ce sont de valeurs qui comptent. Ce n'est pas parce qu'on est sur un terrain qu'on se doit de manquer de respect à un plus grand que soi.

 

Retranscrit par Iris de Bankolé

Source: RTI

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