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Diaby Sékana : « J’ai eu une fin de carrière difficile »

Football, Elephants

Diaby Sékana : « J’ai eu une fin de carrière difficile »

10 April 2020 0

Diaby Sékana. Un patronyme et des souvenirs du glorieux passé du football ivoirien émergent avec le succès à la CAN 1992. Un épisode exaltant que l’ex-défenseur international ivoirien évoque avec nostalgie, depuis la ville de Pau en France où il s’est établi depuis la fin de sa carrière, tout en continuant à vivre sa passion, à une toute autre échelle.

Diaby Sékana, au-delà du trophée que vous avez remporté, quels souvenirs vous reviennent lorsqu'on évoque Sénégal 92 ?

L'amitié, la solidarité et le plaisir de jouer pour sa nation.

Vous avez formé un formidable duo avec Sam Abouo Dominique. Quel était le secret de cette paire défensive ?

Nous étions complémentaires dans tout le sens du terme. Au-delà de l'aspect sportif avec toutes ses composantes, il était un petit frère qui écoutait son grand-frère. Je ne lui ai rien appris, si ce n'est, de temps en temps, sur les placements.

Laquelle des rencontres vous a le plus donné des sueurs froides au Sénégal ?

Je dirai la demi-finale face au Cameroun (1-1, 1-3 tab), avec d'entrée de jeu, la barre de François Omam Biyik avec qui j'ai évolué au Stade Lavallois. Il fallait tenir.

A Abidjan, le président Félix Houphouët-Boigny vous offre une maison. Avez-vous gardé la vôtre ?

C'est souvent la question qui est posée aux joueurs de cette époque. Ma réponse est claire et nette, Sékana est d'une famille qui a les pieds sur terre. Ne vous inquiétez pas pour moi.

Vous avez disparu après ce sacre. Que s'est-il passé ?

J'ai eu une fin de carrière difficile, car après le Sénégal, j'ai eu la malchance d'être de nouveau blessé au genou. Et cela ne s'est pas réglé rapidement. Il fallait passer à l'après-football et c'est ce que j'ai fait c'est vrai dans la discrétion.

Avez-vous gardé des rapports avec vos coéquipiers de l'époque ? Lesquels ?  

Oui bien sûr, nous avons de bons rapports. En introduction, j'évoquais l'amitié. Tous ceux avec lesquels j'ai joué au Stella jusqu'à ceux avec lesquels j'ai participé à la CAN 1992 au Sénégal pour moi, restent mes vrais amis du football. bien évidemment j'ai très facilement accès à tous les champions de Sénégal 92 notamment Alain (Gouaméné), Ben (Salah), Abdoulaye (Traoré), Aka (Kouamé), Abouo (Sam)...

Aujourd'hui que fait Diaby Sekana ?

J'exerce le métier d'éducateur sportif, diplômé d'état. Je donne des cours privés et j'ai créé une école de football dans la ville de Pau en France. Je transmets ce que j'ai appris aux gamins.

Suivez-vous l'équipe nationale de Côte d'Ivoire et le football ivoirien en général ? Qu'est ce qui lui manque pour redécoller ?

Moi ! Je suis orange-blanc-vert à vie. Je ne suis pas les matchs des Eléphants comme un supporteur ! Je fais un constat, j'analyse et je débriefe. Je suis plus qu'un supporteur ordinaire.

Pour évoquer le problème d'une équipe, il faut prendre à la source et mon analyse sera faussée. Mon analyse de la situation actuelle serait plus pertinente si j'en avais les tenants.

Pensez-vous comme certains que Kamara Ibrahim n'avait pas l'étoffe pour tenir le banc des Eléphants ?       

Kamara je ne le connais pas pour porter un jugement. Je ne l'ai également pas vu travailler pour me prononcer. Par contre, je n'ai rien inventé ! Si un entraîneur a des jaguars qu'il cour à 100 kilomètres à l'heure vous devez vous poser des questions. Kamara ou pas, à ce niveau-là, si tu es là, c'est pour gagner point barre. Ou tu fais de la formation.

Recueillis par Patrick GUITEY

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