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Interview/ Roger Boli (Agent de joueur, Ex-international français) : : « Mon projet pour le foot ivoirien »

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Interview/ Roger Boli (Agent de joueur, Ex-international français) : : « Mon projet pour le foot ivoirien »

7 November 2008 0
« Mon projet pour le foot ivoirien »

Voilà déjà quelques années que le super gaucher de Lens a pris ses distances avec le monde du football professionnel. Pour autant, il n’a pas véritablement quitté un milieu qui lui a tout donné. S’il n’a jamais eu l’occasion de mettre son talent au profit de son pays d’origine, Roger Boli, veut rectifier le tir d’une autre manière. A travers un projet ambitieux, il s’est engagé à sortir les jeunes talents ivoiriens du trou. Pour cela, le frère cadet de Basile Boli compte réunir tous les centres de formation en une seule entité. Entretien.<?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" />
Roger, comment vivez-vous votre après football ?
Je la vis très bien. Ça fera bientôt sept ans que j’ai mis officiellement fin à ma carrière de footballeur. Aujourd’hui, je suis un agent de joueur qui essaie d’aider ses jeunes frères. Je ne me plains pas.
Pourquoi avoir opté pour le métier d’agent de joueur. N’as-tu jamais songé à devenir par exemple un entraîneur ?
Je n’ai jamais eu l’idée de m’asseoir sur un banc. Je voulais rester dans le milieu du foot mais, différemment. En fonction de mon feeling et de mes aspirations, j’ai jugé que c’est le métier d’agent de joueur qui m’irait bien.
Et depuis, les choses vont dans le sens que tu souhaites ?
Vous savez, le métier d’agent de joueur est très délicat. Il comporte beaucoup de risques et un certain nombre de difficultés. Mais quand on est sérieux et qu’on fait avec conviction son métier, on arrive à s’en sortir.
Si tu devais retenir un seul fait heureux de ta longue carrière, lequel retiendrais-tu ?
J’ai vécu de bons moments pendant ma carrière. Il me serait difficile de retenir un seul. Les satisfactions, j’en ai eu beaucoup. Mais, le jour où l’émotion a été à son comble en moi, c’est le jour où j’ai tenu mon jubilé. C’était fabuleux. Les plus grands joueurs du monde sont venus me témoigner leur amitié et leur soutien. Je n’oublierai jamais ça. C’était quelque chose de très fort. C’est ce jour que je me suis rendu compte que je comptais aussi dans le milieu du foot.
Et le souvenir le plus pénible ?
Là aussi, j’ai connu quelques mauvaises périodes. Ce qui me restera à jamais en travers de la gorge, c’est le fait que je n’ai pas pu jouer pour la Côte d’Ivoire parce que j’avais disputé quelques minutes en équipe de France. C’est justement à cause de mon cas que la FIFA a revu les règles. Sinon, des joueurs comme Emerse Faé n’auraient jamais joué avec la Côte d’Ivoire. Il y a plusieurs cas comme ça dans bon nombre de sélections africaines.
Depuis tes débuts dans le métier d’agent de joueur, quel le plus gros coup que tu as réalisé ?
Moi, je ne suis pas un mercenaire. Je ne parlerai pas donc de meilleur coup. Mais il faut dire que j’ai été fier d’avoir fait découvrir Akalé Kanga en France. C’est moi qui suis allé le chercher en Suisse pour l’amener à Auxerre. J’ai dit à Akalé que s’il restait en Suisse, il allait passer à côté d’une grande carrière. Il m’a compris. Dieu merci Akalé a réussi et il est aujourd’hui le joueur que tout le monde connait. Je n’oublierai pas aussi le cas de Thierry Doubaï que j’ai déniché à l’Athlétic Club d’Adjamé pour les Young Boys de Berne pour le succès qu’on sait.
Aujourd’hui, quel est le footballeur ivoirien qui se rapproche le plus de ton style ?
C’est Baky Koné. Quand je le vois jouer, je me rappelle automatiquement de moi. La vivacité, l’explosivité, le sens du but… je pense qu’on partage beaucoup de points dans la façon de jouer.
Et lequel vois-tu marcher sur les traces de Didier Drogba en terme de notoriété ?
La Côte d’Ivoire possède beaucoup de joueurs de qualité. Ils sont tous des futurs Drogba en puissance. Je pense d’abord au jeune Kouassi Yao Gervinho. S’il reste sérieux, bosseur et humble, ce garçon pourrait un jour atteindre le niveau mondial. Il y a aussi Salomon Kalou et bien d’autres.
Et ton neveu Yannick où le mets-tu ?
C’est aussi un très bon joueur appelé à devenir un grand de demain. Il n’a que 20 ans. Il a vraiment de très bonnes qualités. Tout son avenir est vraiment devant lui.
Son histoire avec le Real Madrid, c’était une blague ou une rumeur?
Non, pas du tout. Le Real Madrid le voulait vraiment. Mais, les dirigeants du Paris Saint-Germain n’ont pas voulu le laisser partir. J’ai fait mon possible mais ils n’ont pas entendu raison. Finalement, j’ai réussi à les convaincre de prêter Yannick à un club où il pourrait avoir du temps de jeu. Ils l’ont donc prêté au Havre AC.
Yannick jouera-t-il pour la France ou pour la Côte d’Ivoire ?
Son souhait est de porter le maillot des Eléphants. Cette volonté, on l’a fait savoir aux dirigeants de la Fédération ivoirienne de football. On attend toujours un signe de la FIF. Bon, on dit qu’il n’a pas assez de qualités.
Qui a dit cela ?
Certaines personnes à la FIF. Yannick ne demande pas à jouer forcément avec l’équipe A. Pourquoi ne pas le sélectionner avec les Espoirs ? Je signale que la France aussi garde un œil sur lui. Après il ne faudrait pas qu’on se plaigne.
Aruna Dindané, qui est l’un de vos poulains, est resté à Lens qui joue en Ligue 2. Ce niveau n’est-il pas dévalorisant pour un joueur de la trempe d’Aruna ? Es-tu inquiet pour lui ?
Pas du tout. Aruna est un grand joueur. N’eut été sa blessure, il serait parti. Les clubs n’ont jamais cessé de le solliciter malgré sa blessure. Aujourd’hui, le plus important pour Aruna, c’est sa guérison entière. Il faut qu’il retrouve toutes ses sensations. Son avenir n’est absolument pas en danger.
Pour les raisons qu’on connait, tu n’as jamais pu aider ton pays d’origine sur le terrain. Aujourd’hui, que comptes-tu faire pour soutenir le football ivoirien ?
Je compte faire beaucoup pour le football ivoirien. Justement, il y a un projet qui me tient actuellement à cœur. Avec mes associés, nous avons entamé les démarches pour sa réalisation. Je compte notamment réunir tous les centres de formation de Côte d’Ivoire. Nous allons travailler en synergie pour sortir de très grands joueurs. Ensuite, nous contacterons des clubs européens pour qu’ils les recrutent. Et les centres de formation recevront une ristourne sur chaque transfert. C’est un projet novateur qui, à ma foi, fera le bonheur des jeunes Ivoiriens.
As-tu déjà rencontré des patrons de centres de formation ? Que-t-ont-ils dit ?
Oui. J’ai rencontré certains responsables. L’idée leur a plu et ils sont prêts à travailler avec moi. Ils pensent que c’est une très bonne idée. Surtout que je pourrai les aider à nouer des partenariats avec des clubs européens comme je l’ai fait pour l’Athlétic Club d’Ajamé.
Là où il y a question d’argent, il y a souvent méfiance. Certains ne voudront pas ainsi rallier votre cause…
S’ils ne le font pas, ils ratent une belle opportunité. Et je sais que leurs meilleurs éléments me rejoindront. Si c’est le cas, je ne cracherai pas sur eux. Mais en ce moment, le centre d’origine ne recevra évidemment rien en cas de transfert du dit joueur. J’appelle tous les responsables de centre de formation à rejoindre notre entreprise. C’est un projet qui fera leur bonheur, celui des enfants et de la Côte d’Ivoire entière.
Interview réalisée par Abdoul KAPO

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