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Handball : Karaboué ou le rêve d'un champion

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Handball : Karaboué ou le rêve d'un champion

13 June 2012 0
Karaboué ou le rêve d'un champion

Physique imposant, grands yeux, dreads qui attachent un petit air bon vivre, il séjourne à Abidjan avec des membres de son staff DK Coeur Afrique. Daouda Karaboué, gardien de l'équipe de France, et de Toulouse handball, fait on entrée dans les locaux de www.sport-ivoire.ci. Entre deux rendez vous avec les jeunes enfants bénéficiaires de son projet, il s'ouvre aux internautes de SPORT IVOIRE.
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Alors quand est ce que l’aventure DK commence ?
DK : C'est depuis l’âge de 13 ans que je joue au handball , et j’ai commencé comme gardien à l’âge de 14, 15 ans. Je suis passé du terrain à gardien de but, pas parce que j’étais mauvais joueur, mais il s’averait que j’étais encore meilleur au poste de gardien.
 
Tout petit tu rêvais déjà de médailles dans le handball ?
DK : C’est vraiment un parcours de circonstance. Enfant j’étais dans un foyer pour enfant sur la côte d’azur. Et c’est là qu’un jour l’un de nos éducateurs m’a invité à jouer au handball. Il me voyait trainer dans le quartier sans rien faire de spécial. C’est comme ça que j’ai appris à côtoyer le handball. Sinon quand je suis arrivé en France tout petit, comme c’était un peu la mode à l’époque, je rêvais d’être footballeur professionnel (sourire).
 
8 ans déjà avec l’équipe nationale de France, (Champion du monde, Champion d’Europe, Champion de France, Médaillé d’or aux Jeux Olympiques). Quelle impression ça te fait aujourd’hui ?
DK : Je suis surpris du parcours et à la fois impressionné, parce que, tout petit en quittant mon quartier de cocody (Abidjan) je ne pensais pas qu’un jour j’aurai eu la possibilité d’avoir une carrière professionnelle comme celle là.
Je n’imaginais pas tout ce que j’ai pu vivre et je continue de vivre avec l’équipe de France.
 
Au fond c’est quoi votre histoire entre vous, le handball, et l’association DK Cœur Afrique ?
DK : Le handball m’a emmené à créer cette association, parce que chaque année je revenais en Côte d’ivoire voir la famille, les amis, passer du bon temps, comme on le dit « Abidjan est doux (sourire). Sauf que cette année de 2006, quand je suis revenu, j’ai eu la chance d’être médaillé pour la première fois. Tout plein d’émotions je me suis dis qu’il fallait que je fasse quelque chose pour ces jeunes qui pratiquent aussi ce sport ici.
Ce sport m’a donné tant de belles choses, c’était une évidence pour moi de faire quelque chose. Quand je vois ces jeunes nus pieds jouer au handball sur des ères cimentées, je me revois moi même, quand je jouais à Adjamé sur le goudron tout petit.
 
L’association DK cœur Afrique, c’est plein d’émotions à chacun de tes passages, c’est aussi une bouffée d’oxygène pure pour les établissement qui t’acceuillent (Réhabilitation, équipements informatiques, sportifs, véhicules, médicaments, gadgets, kits scolaires, et autres). Mais est ce seulement des coups de cœur, quelles sont vos difficultés sur le terrain ?
DK : En fait les gens sont contents de nous voir. Nous faisons des dons en matériels sportifs, médicaux, et scolaires. Toutes ces choses sont bien accueillies, mais derrière ça, une fois que nous repartons, les aides, que nous demandons aux autorités du sport de l’enfance ne suivent pas.  Les équipements que nous acheminons nous devons faire encore mains et pieds pour les faire sortir.
Quand nous sommes là les gens semblent disposés à accompagner notre dynamique. Mais quand on part, il n’y a pas de continuité. Vraiment notre souhait, c’est que lorsque l’association DK, part d’Abidjan, il y ait des gens qui prennent le relais. Et que ce soit même au niveau des autorités. Aux autorités on ne leur demande pas d’argent, juste de nous faliciter les activités ici sur place.
 
Ce sont les vacances professionnelles, mais à ton niveau on s’active beaucoup sur les rives de la lagune Ebrié. Peux tu nous éclairer sur ton séjour d’Abidjan actuellement ?
DK : Je suis la depuis le 4 juin, nous sommes une délégation de 18 membres qui ont rallié Abidjan. Depuis le mardi 5 juin nous avons commencé à passer dans les écoles que nous avons pris en projet. On a créer ce projet qui s’appelle handball pour tous, c’est de payer une formation aux joueurs de l’équipe nationale ivoirienne à l’ Institut National des Sports de la Jeunesse (INJS). Ils deviennent entraineurs, et ils peuvent aller entrainer dans les écoles, les quartiers défavorisés.
Je sais qu’il y a beaucoup d’actions de genre qui se font ici en Côte d’ivoire, et qui se font fort bien au niveau du basket féminin à Treichville. Nous sommes un peu, à nos tous débuts. Notre objectif est de permettre à ces jeunes d’avoir accès à l’éducation, par le biais du sport, et aussi leur assurer une facilité d’insertion sociale via le sport. Et il y a aussi le projet de création d’académie du handball ici à Abidjan.
 
Alors Daouda, un appel à lancer, un espoir ?
DK : La première chose, c’est que déjà en fin d’année dans le mois de décembre probablement, je souhaite organiser un diner gala de charité. A partir de ce moment je souhaite que les autorités, les institutions, les personnalités acceptent de nous accorder un peu de leur temps. Ce temps sera mis à profit de la jeunesse, de l’éducation, et du développement, puisque cette soirée permettra de récolter des fonds pour financer des activités à l’endroit de ces enfants, et ces jeunes en milieux défavorisés. Leur accorder une bonne éducation, une bonne formation sportive, et une chance vivre plus heureux.
 
DON JEAN Stéphane

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