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Handball / Karaboué Daouda (international français de handball) : « Notre but est d’aider le handball africain à se développer »

Handball
International

Handball / Karaboué Daouda (international français de handball) : « Notre but est d’aider le handball africain à se développer »

16 April 2008 0
Handball / Karaboué Daouda (international français de handball) : « Notre but est d’aider le handball africain à se développer »

A l’occasion du tournoi qualificatif pour les Jeux Olympiques 2008, organisé à Nîmes (France), nous avons rencontré Karaboué Daouda. Dans cette interview, le gardien de but des Bleus, d’origine ivoirienne, nous parle de l’ONG qu’il a créée pour venir en aide au handball africain, de la prestation de la Côte d’Ivoire, son pays d’origine et du Congo à cette compétition.
Qu’est-ce qui a motivé la création de l’ONG Cœur d’Afrique au profit du handball africain en général et de celui de la Côte d’Ivoire en particulier ?Nous sommes partis du constat qu’en Afrique, tous les pays regorgent d’innombrables talents pour la pratique du handball. Mais dans ces pays, le rêve de ces talents de réaliser une belle carrière se brise, hélas, par le manque d’équipement. C’est pourquoi, nous avons mis sur pied une structure pour venir en aide aux présidents de fédération dans leur mission de développement de handball.
Quel objectif se donne l’ONG Cœur d’Afrique ?C’est développer  le handball en Afrique. Aider les jeunes africains à pouvoir pratiquer ce sport, en vue d’en faire une profession, comme c’est le cas en Europe et en Asie. En clair, notre but est d’aider le handball africain à se développer.
Pourquoi, votre choix s’est-il porté sur la Côte d’Ivoire et non un autre pays pour démarrer les activités de vote ONG ?Je suis originaire de la Côte d’Ivoire. Pour moi, il était tout à fait normal que nos premières actions commencent par ce pays. En fait, de la relation entre Ouattara Brahima, le président de la fédération ivoirienne de handball et moi, est née cette volonté de venir en aide au handball ivoirien. Qui, en dépit des difficultés se distingue de fort belle manière dans les compétitions internationales. Ainsi, avec des amis, nous avons décidé de partager nos expériences et d’apporter quelques moyens pour le développement du handball ivoirien.
Quelles sont les actions que votre structure a déjà menées sur le terrain, en faveur du handball ivoirien ?Il y a deux ans, nous avons organisé, au Palais des Sports de d’Abidjan, un tournoi international mettant aux prises la sélection nationale senior de la Côte d’Ivoire, les professionnels noirs évoluant dans le championnat de France. Croyez-moi, cette compétition dont l’objectif était de permettre aux joueurs ivoiriens de se frôler à des joueurs aguerris techniquement et tactiquement, a été un succès. Nous nous sommes rendu compte qu’il y a d’énormes potentiels en Côte d’Ivoire. Au mois de juin prochain, nous serons à Abidjan, encore pour un autre tournoi avec l’ambition de donner au handball ivoirien l’occasion de corriger ses handicaps pour un avenir meilleur. Ensuite, dans le même cadre, nous nous sommes rendrons au Gabon, Congo et en Tunisie. Des pays où l’ONG Cœur d’Afrique, à travers ses modestes moyens tentera d’apporter un soutien au handball et pourquoi pas de mener des actions caritatives en direction des enfants en difficulté. Comme ça été le cas en Côte d’Ivoire où en plus des équipements à la Ligue des jeunes, nous avons offert aux pensionnaires de l’Orphelinat de Bingerville, des cahiers et du matériel didactique.
Le véritable problème qui, aujourd’hui, se pose au handball ivoirien, c’est le manque de moyens. Cœur d’Afrique peut-elle être une solution à ce souci du président Ouattara Brahima ?Nous sommes conscients de cette situation. Il y a deux ans, à travers l’offre de ballons, de chaussures et de maillots, nous avons apporté modestement notre aide à la Fédération ivoirienne de handball dans son combat de faire du handball ivoirien l’un des plus performants du continent. Dans cette optique, nous irons en Côte d’Ivoire dans quelques mois avec la même intention de soutenir le handball. Parce que les jeunes ont beau avoir le talent, sans équipements, ils ne peuvent réaliser leur rêve de devenir des athlètes de haut niveau. Pour dire que doter les clubs en matériel de travail, reste l’une des priorités de notre association. C’est l’occasion pour moi de remercier tous les membres de l’association pour leur engagement, pour la cause du handball ivoirien et africain.
Justement parlant de handball africain, vous en tant que joueur de l’équipe nationale de France, quel jugement portez-vous sur la participation de la Côte d’Ivoire  et du Congo au tournoi qualificatif pour les J.O de Pékin ?Pour ce qui concerne les Eléphantes, entre les matches de préparations qu’elles ont livrées à Bordeaux et les rencontres ici à Nîmes, c’est le jour et la nuit. C’est dommage. Parce que cette équipe regorge de grosses individualités. Prendre les deux premières places qualificatives devant la France et la Corée qui sont d’un cran supérieur n’était pas chose évidente. Mais, c’est la manière dont les ivoiriennes ont perdu les trois matches disputés dans ce tournoi, surtout celui contre les Françaises, c’est surprenant. Tant il y a quelques mois, elles ont été admirables à la coupe d’Afrique des nations en Angola. Cette contre performance prouve qu’il y a du travail à faire. Je pense que ce rendez-vous à Nîmes va permettre à la Côte d’Ivoire et au Congo de tirer  suffisamment les leçons de leur échec, pour repartir sur de nouvelles bases et être de dignes représentants du handball africain à la prochaine coupe du monde.
Très prochainement, la Côte d’Ivoire organisera les états généraux du sport. Quel commentaire faites-vous de ce projet initié par le ministre Dagobert Banzio ?Toutes les actions visant à redonner au sport ses lettres de noblesse sont salutaires. A travers leurs engagements sans réserve pour la cause des différentes disciplines, les autorités sportives ivoiriennes montrent toute l’importance qu’elles accordent à l’épanouissement des jeunes. Si ces états généraux peuvent permettre au sport ivoirien d’être plus structuré et performant, je dirai qu’ils sont les bienvenus.
 
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