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Football/ Interview, Salif Kéita : « Ramener la coupe à Bamako »

Football

Football/ Interview, Salif Kéita : « Ramener la coupe à Bamako »

9 January 2008 0
Football/ Interview, Salif Kéita : « Ramener la coupe à Bamako »

La CAN est à deux pas et les langues des futurs adversaires des Eléphants se délient. Après Anjorin Moucharaf du Bénin, Salif Kéita, le Président de la Fédération Malienne de Football s’est longuement étalé sur les Aigles et le football malien en général. Parlant de la CAN 2008, si l’ancien international malien estime que toutes les équipes ont les mêmes chances d’accéder au pallier supérieur, il ne cache pas que la bataille dans le « très difficile » groupe B sera très relevée avec des équipes de grands calibres telles le Nigeria, la Côte d’Ivoire et le Bénin. Et le Mali, pour aller le plus loin possible, devra « être prêt au moment venu pour ramener la coupe » au Mali.
 Quels sont les objectifs de la sélection de Mali pour la CAN 2008 qui se déroulera au Ghana ?
Je suppose comme toutes les équipes qui participeront à cette phase finale ont pour objectif d’aller le plus loin possible. L’objectif du mali est le même que les autres. C’est vrai qu’on a également l’ambition de ramener la coupe à Bamako. Mais l’objectif premier affiché, s’est d’aller le plus loin possible. Et si le trophée nous tend la main, nous la saisirons.
Pensez-vous avoir les moyens pour atteindre vos objectifs affichés ?
Vous savez le football à ses incertitudes, ses surprises, sa propre logique. En tan que joueur j’ai participé à la coupe d’Afrique des nations en 1972 à Yaoundé, au Cameroun. Quand le Congo Brazzaville est arrivé, il était sensé être le petit poucet de la compétition. Mais finalement, c’est le Congo qui a remporté le trophée final. Idem pour le Danemark, il y a quelques années, qui  a été repêché et qui a finalement brandi l’Euro 1992. On ne sait donc pas ce qui va se passer franchement au Ghana dans quelques jours, mais l’ambition de tout sportif c’est d’aller le plus loin possible et nous pensons en avoir les moyens.
Les deux défaites en matchs de préparation des Aigles ne vous inquiètent-ils pas avant d’aborder votre premier match face au Bénin ? 
Ecoutez la Côte d’Ivoire a aussi perdu contre l’Angola. Cela ne vous a pas inquiété pour autant. Pour ce qui me concerne j’ai pensé et je pense toujours que c’étaient des matchs amicaux pendant lesquels l’entraîneur fait des essais. Je pense que c’est ça justement le but des matchs amicaux. Les matchs amicaux ça sert à préparer les matchs officiels donc il n’y a pas de quoi s’inquiéter.
Les grandes nations de football du continent dotent leur sélections d’un manager possédant un CV assez fourni. Contrairement au Mali qui a coopté Jean François Jodar, qui n’a jamais dirigé une sélection de premier niveau. Ne pensez vous pas que ce sera un handicape pour votre sélection qui a un niveau international avec Djila Diarra, Kanouté et autre Seydou Kéita ?
Je dois dire que ce n'est pas les CV qui joue. On a des entraîneurs qui ont beaucoup d'expériences qui ont les CV extraordinaires mais qui n'ont pas de résultats. Non, jusque là, on est content de Jodar on pense qu'il peut donner satisfaction jusqu'a la fin de la CAN. Et je pense que c'est un entraîneur qui nous va.
Quelle analyse faites-vous de la poule B désigné » comme celle de « la mort » ? La poule B est dure, elle est très dure.  Et c’est pourquoi certains observateurs l’ont déclaré poule de « la mort ». Même si je ne partage pas cet avis, j’avoue que c’est une poule très difficile, sûrement la plus difficile de cette CAN. Vous avez le Nigeria qui est une grande nation de football et qui a de grands joueurs, de grands attaquants qui marquent beaucoup de buts en ce moment. Le Nigeria a été toujours présent dans les grandes compétitions ce n'est pas étonnant qu'il soit là. Il y a la Côte d'Ivoire qui a été finaliste de la dernière CAN qui a été parmi les représentants de l'Afrique à la Coupe du Monde et qui a aussi de grands joueurs. Les gens ont tendance à négliger le Bénin, ce qui n'est pas mon cas. Pour l’avoir rencontrer à deux reprises, je sais que ce n'est pas une petite équipe. Les Ecureuils sont très difficiles à jouer. Il y a enfin le Mali qui a beaucoup de joueurs qui évoluent dans de grands clubs, je pense que c'est effectivement une poule difficile.
Si, en tant qu’ancien joueur vous devriez faire un pronostic, qui pensez-vous accompagnera le Mali au second tour ?
Je ne peux pas vous le dire franchement. Je ne peux pas parler pronostic car je n’en ai pas. J’ai surtout des souhaits. Mon souhait c'est que le Mali passe le premier tour, quelque soit celui qui va nous accompagner nous on prendra. De toutes façons ce qu'on veut c'est être qualifié.
Quels sont les quatre pays que vous voyez dans le dernier carré de la CAN 2008 ?
Vous savez, cela est compliqué les journalistes aiment poser les questions qui sont compliquées. Et moi je ne vais pas me laisser prendre je ne ferai pas de pronostic. Je souhaiterai avoir le Mali. Quant à ceux qui l’accompagneront, je ne sais pas. Vous avez normalement des nations traditionnellement sportives, footballistique comme le Ghana, le Nigeria, le Cameroun, le Maroc, l’Egypte, l’Algérie, la Côte d’Ivoire qui peuvent se faire une place dans ce dernier carré, mais il ne faut pas négliger le Bénin, l’Angola et les autres. Ils sont tous bons. Oui le football a beaucoup évolué. Il n’y a plus tellement de différence entre les équipes nationales et je crois que tout le monde à les mêmes chances d’atteindre ce niveau de la compétition.
Vous avez choisi les Emirats Arabes Unis pour votre préparation. A quoi répond ce besoin d’aller aussi loin pour peaufiner les derniers réglages ? C’est la décision de l’entraîneur. Mais je pense que pour ce qu’il m’a expliqué  c’est pour fuir un peu la pression. Vous savez c’est très difficile de rester sur place et puis préparer une bonne CAN. Imaginez l’équipe du Mali à Bamako ou au Burkina ou même dans un pays voisin. Ça va être difficile.  pour parler toujours de la CAN, il ne faut pas être prêt avant ou prêt après. Il faut être prêt au moment venu. Ils vont se concentrer sur la CAN aux Emirats. Je pense qu’ils vont faire une bonne préparation.
Il paraît que plusieurs problèmes opposent la sélection à Mamadou Bagayogo qui na pas été sélectionné par Jodar. Quel écho en faites-vous en tant que Président de la fédération ?
Moi je suis président de la fédération, je ne suis pas l’entraîneur. Nous on a embauché l’entraîneur, l’entraîneur fait son boulot. En on ne peut pas s’immiscer  dans le boulot de l’entraîneur, sinon on ne pourra pas le jugé après les compétitions donc on laisse l’entraîneur fait sa sélection. Il fait son équipe, il fait son travail comme il veut. Et après il sera responsable devant la fédération.
Comment arrivez-vous à gérer la fonction de Président de la fédération et votre centre de formation  (ndlr : Centre Salif Kéita) ?
Depuis que je suis Président de la fédération, je ne m’occupe plus du CSK (Centre Salif Kéita), Le CSK est géré maintenant par un autre, SK (Seydou Keita) qui est un jeune que j’aime beaucoup. Et je ne me mêle pas de sa gestion. C’est lui qui s’occupe du CSK, c’est lui qui prend ses décisions. Je regarde le CSK de loin et quand on donne les responsabilités à quelqu’un, vaut mieux lui donner aussi l’autorité.
Vous financez toujours le CSK ?
Le CSK s’auto finance.
Comment voyez-vous l’avenir du football malien ?
Concernant l’avenir du football Malien, je pense que pour toute l’Afrique, la meilleure préparation de l’avenir c’est la formation des jeunes. La formation pourquoi ? Premier point, la formation permet d’encadrer les jeunes d’une manière vraiment correcte pour ne pas dire bonne. Avant les jeunes jouaient dans les rues. Ils n’étaient pas bien encadrés et à cause de cela il y avait pas mal de jeunes qui n’arrivaient pas à faire carrière. Quand on fait la formation, on encadre bien les jeunes, ils ont de bons entraîneurs, de bonnes motivations et ils ont beaucoup de chances par conséquent d’être des professionnels. Ça c’est le premier point qui va aider le football à récupérer des joueurs déjà formés. Deuxième point : vous savez maintenant que beaucoup de joueurs vont jouer à l’étranger, il faut les remplacer. Pour les remplacer il faut avoir des jeunes à côté. S’il y a la formation qui est bonne, je pense que la relève se fait aussi naturellement que possible. Quand on regarde l’équipe de France, depuis qu’elle a commencé sa politique de jeunes, le football français est au haut niveau depuis quelques années. Les gens pensaient qu’avec la disparition de la génération des Platini il n’y aurait pas eu de grandes équipes. Il y a eu les Zidane. Après les Zidane, les Thierry Henri continuent. Et puis on voit maintenant les Benzema qui commence à pointer du nez, donc la politique de jeune en France a payé. Je pense qu’on peut la prendre comme exemple en Afrique, et c’est ce que nous sommes entrain de faire.
Interview réalisée par M.C à Bamako

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