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Football- Coupe de France, Lyon- PSG : (1-0, ap) : Le doublé historique de Kader

Football

Football- Coupe de France, Lyon- PSG : (1-0, ap) : Le doublé historique de Kader

26 May 2008 0
Le doublé historique de Kader

L’international ivoirien réalise une saison fructueuse chez les Gones. Champion avec Lyon il y a une semaine, le dribbleur fou a raflé samedi la Coupe de France devant le Paris Saint- Germain d’Amara Diané. Une double performance jamais réussie par un Ivoirien en France. Le duel Ivoiro- ivoirien de la finale de la Coupe de France opposant Kader Kéïta à Amara Diané a finalement tourné à l’avantage du joueur de Lyon. Une semaine après son titre de champion de France avec les Gones, l’ailier des Eléphants a soulevé au Stade de France la Coupe de France. Entré en cours de jeu, l’Ivoirien a été à l’origine de l’unique réalisation des Lyonais dans les prolongations. Au palmarès des Ivoiriens vainqueurs de ce trophée, il succède à Bonaventure Kalou qui l’avait remporté en 2006 avec le PSG et en 2005 avec l’AJ Auxerre. C'est sans doute au terme de sa saison la plus difficile depuis sept ans que l' Olympique Lyonnais s'est offert un doublé Championnat - Coupe de France que seuls l'OM (1989) et Auxerre (1996) avaient réussi à décrocher lors des vingt dernières années. C'est aussi au terme d'un de ses matches les plus compliqués que les Gones  ont su forcer leur destin. Cette finale a d'ailleurs été un condensé de la saison écoulée. Lyon a été malmené, perturbé, poussé dans ses derniers retranchements par un PSG  décomplexé, mais Lyon et Alain Perrin ont répondu présents. Présents dans l'engagement, dans la concentration, dans l'état d'esprit, et surtout dans les faits. 35 ans après son dernier succès dans l'épreuve, l'équipe rhodanienne a su courber l'échine, faire valoir son esprit de compétiteur sans équivalent dans l'hexagone pour brandir la Coupe de France. Un peu comme il a su le faire jusqu'à la dernière journée de Championnat pour accrocher son septième titre de champion.
Pourtant, au regard de la première période, difficile d'imaginer que son adversaire parisien ait lutté jusqu'à la dernière seconde du dernier match de la saison pour assurer sa survie parmi l'élite. Son organisation en 4-3-3 avec un Rothen souvent intercalé dans l'axe, modulable en 4-4-2 en phase défensive, a fait bien mieux que gêner l'OL. Mais l'expérience et les multiples talents d'une équipe sept fois championne de France ont finalement eu raison d'une formation parisienne trop peu réaliste pour espérer mieux. Pour son dernier match sous les couleurs lyonnaises, Coupet a été accompagné de la réussite qui accompagne les grands gardiens. Govou, au club depuis neuf ans, s'occupant du reste d'une frappe sèche du droit après un contrôle un peu long de Keita de la poitrine dans le dos d'Armand (102e).
Malgré Diané
Délesté du poids écrasant et crispant d'un maintien à assurer, les hommes de Paul Le Guen ont joué libéré, à l'image d'Armand et Ceara, bien moins hésitants pour prêter main forte devant. Obligés de défendre en reculant, les Lyonnais ont laissé beaucoup d'espaces dans leur dos. Résultat, les corners se sont multipliés. Sur deux d'entre eux, sortants, Rothen n'était d'ailleurs pas loin de confirmer son statut de meilleur passeur du club. Mais le haut de la barre de Coupet sur une tête de Camara (10e) et un sauvetage sur sa ligne de Kallstrom sur une volée du gauche de Pauleta (32e) ont permis à Lyon de rester un minimum serein. Bien dans leur match, à l'aise pour leur 8e finale de coupe au Stade de France depuis l'inauguration de l'enceinte, les joueurs de la capitale ont longtemps fait déjouer des Rhodaniens curieusement crispés dans leur 4-4-2. Isolé dans l'entrejeu, Juninho s'est longuement débattu face au trio Clément-Bourillon-Rothen pour donner du relief aux timides offensives de son équipe. Une frappe lourde de Benzema hors-cadre (13e) au sortir d'un double une-deux et un coup franc flottant du Brésilien (25e) n'ont d'ailleurs pas vraiment inquiété un Jérôme Alonzo qui n'aura, tout compte fait, pas eu beaucoup plus à faire que lors de ses 38 journées de L1 passées sur le banc.
Perturbés par l'agressivité et le jeu court des Parisiens dans les intervalles, mais aussi par l'absence de leur patron dans l'axe, Cris (suspendu), les Lyonnais ont concédé bien plus de fautes qu'à l'accoutumée, notamment une, pas loin de les faire rentrer au vestiaire avec un but à rattraper. Un coup franc rentrant de Rothen prolongé par Armand (46e) dans le petit filet de Coupet a fait craindre le pire aux Gones. Sans une position de hors-jeu passif de Yepes, coupable d'avoir gêné le gardien des Bleus, Paris aurait concrétisé sa légère domination. Nul ne saura d'ailleurs si cette action aurait pu faire tourner cette finale du côté de la capitale : la première de la seconde période aurait en revanche dû le faire. Sur une action confuse en surface (63e), Yepes a d'abord trouvé la barre avant que Coupet et Kallström ne sauvent sur leur ligne après une main aussi discrète qu'importante de Boumsong (63e) suite à une tête de Camara. Une frappe en bout de course de Mendy à la fin du temps réglementaire n'inversa pas non plus le court de l'histoire. Il était dit que Pauleta (remplacé à la 80e par Luyindula), pour son dernier match à Paris, ne sortirait pas par la grande porte. Celle que Lyon s'est habitué à emprunter depuis sept ans.
Joachim Tiégna

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