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Sidy, le mauvais angle d’attaque

Football
Elephants

Sidy, le mauvais angle d’attaque

28 November 2017 0

Le football ivoirien dans une zone de turbulence. Normal. Après l’élimination des Eléphants de la Coupe du Monde, la maison de verre et tous ceux qui s’y mirent savent qu’une mamelle, vieille de 2006, leur a été enlevée. En plus de la manne financière, estimée à plus de 5 milliards, d’une participation au banquet du football mondial, c’est un prestige que perd la terre des Eléphants. Une terre dont les membres suivront avec peine les joutes mondiales, déjà à partir du 1er décembre 2017, date de la cérémonie du tirage au sort. Un événement qui ramènera encore une fois à une autre date : Le 11 novembre 2017. Le jour où, les Eléphants sans le supplément d’âme, se sont fait liquéfier (0-2) par des Lions de l’Atlas, pas terribles, mais efficaces. Le jour où Sidy Diallo, président de la Fédération Ivoirienne de Football (FIF), s’est embourbé dans une querelle avec Fouzi Lekja, président de la Fédération marocaine. Un jour noir pour la Côte d’Ivoire et pour son football.

Un faux pas sportif dont le coupable premier, selon tous les sondages, demeure M. Augustin Sidy Diallo. Quand le second n’est autre que pauvre Sylvain Gbohouo posté derrière une défense expérimentale composée par Marc Wilmots. Lui est déjà parti. Alors pourquoi pas un trio de coupables locaux avec en médaillé de bronze, Gervinho qui, au stade Félix Houphouët-Boigny a manqué l’unique occasion de but qui aurait pu mettre la Côte d’Ivoire sur la bonne voie. Mais sur un podium de trois, seul le plus émergé entend son hymne. Ainsi, Sidy Diallo, depuis la non-qualification des Eléphants porte seul, le poids de la défaite. Une défaite de laquelle, pour 29 présidents de clubs, il devrait tirer « les leçons », selon Salif Bictogo, président du Stella, et « démissionner », dixit Abdoulaye Koné, responsable de l’AS Denguélé. En objet du courrier tant attendu par plus d’un, il serait ainsi marqué “Démission pour n’avoir pas réussi à qualifier les Eléphants pour la Coupe du Monde 2018“.

Un angle d’attaque de l’administration Sidy Diallo qui, quoique légitime, semble d’une facilité inouïe dans un environnement footballistique local miné par le manque de professionnalisme, d’infrastructures, de politique donc de vision globale pour son développement. C’est souvent que les athlètes se plaignent de primes ou de salaires impayés, que les président accusent l’absence de lisibilité de la démarche de la faîtière, que les arbitres se plaignent d’agressions physique ou verbales répétées de la part de supporteurs mécontents, que les populations accusent une presse complaisante ou partisane, que les observateurs constatent une détection et une formation en déliquescence sous les yeux d’une DTN amorphe. Un constat frappant qui accuse la FIF. Même si cette dernière partage sa contusion avec la majorité de ses affiliés. Des plaies ouvertes depuis bien longtemps annonçant la descente aux enfers du football ivoirien. Sous l’œil ankylosé des mandants.

L’élimination de la Côte d’Ivoire de la Coupe du Monde 2018, elle fut construite depuis plusieurs années par des acteurs bornés, incapables de lire les signes et d’y apporter, de manière claire et légale, des solutions idoines. Faire démissionner Sidy Diallo sur le seul fait de n’avoir pas réussi à qualifier la Côte d’Ivoire pour le Mondial Russe, est loin d’être le remède magique pour sauver un foot affecté et infecté par des dirigeants aussi coupables que l’accusé Diallo. Sinon, en exemple Salif Bictogo et Abdoulaye Koné, “maitres d’œuvre“ de la descente en Ligue 2 du Stella Club d’Adjamé et de l’AS Denguélé devraient suivre le même exemple. Et ainsi de suite, à chaque défaite ou contreperformance.

La problématique du football ivoirien est loin d’être liée à la personne de Sidy Diallo. Elle baigne plutôt dans l’intimité d’une concertation statutaire qui permettrait de déceler les réelles limites du mécanisme de fonctionnement de la nouvelle administration de ce Sport Roi devenu sujet de rois, pour trouver une solution allant dans le sens de sa modernisation pour l’adapter aux nouvelles exigences. Un cadre formel qu’offre une Assemblée Générale Extraordinaire regroupant l’ensemble des clubs et groupements affiliés. C’est là où les présidents de clubs sont attendus pour élever la voix et décider de l’avenir du foot ivoire. Et non pas à cette danse de sorciers, dont seuls les initiés seront bénéficiaires. Et cela est bien loin de l’idée de la communauté.

 Patrick GUITEY

 

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