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Football
Elephants
MONDIAL

Comme on s’y attendait

13 November 2017 0

La Côte d’Ivoire n’ira à la Coupe du Monde 2018. Un résultat qui ne surprend pas. Tant les Eléphants ne méritaient pas d’y être. Et les ingrédients étaient voyants.

Dès les premières lueurs du 11 novembre, les supporteurs ivoiriens prenaient d’assaut les abords du stade Félix Houphouët-Boigny. Comme pour faire basculer un destin compromis, en faveur de leurs Eléphants. Au coup de sifflet final, la grande mobilisation des Ivoiriens fut trahie par une défaite si claire, si incontestable. Même pour ceux qui, quelques minutes après, tentaient de se convaincre d’une machination de Papa Gassama, l’arbitre gambien de la rencontre.

Face aux approximations tactiques, aux choix discutables, aux hésitations collectives et à l’individualisme néfaste à l’esprit de corps, le Maroc a opposé de la sérénité, de la solidarité et surtout de l’efficacité. Avec la réputation de défense imperméable de ces éliminatoires de la Coupe du Monde 2018, les puristes ne furent pas surpris du résultat final. Surtout que les Lions de l’Atlas semblaient véritablement portés par leurs supporteurs massés par centaines.  

Le 11 novembre 2017, autre date obscure de l’histoire du football ivoirien, n’est surement pas née de la dernière pluie. Plutôt le fruit de constantes erreurs de la classe dirigeante du football national. Passer par un trou de souris lors des qualifications pour le Mondial 2014, l’on craignait que le fil finisse par se casser. Malgré les alertes, la maison de verre de Treichville est restée sourde.

Dans un environnement où la majorité a décidé de suivre le mauvais courant, indexer le seul Sidy Diallo serait pourtant trop facile. Même si le président de la FIF, porte, en premier, le chapeau de la responsabilité de l’image dégradée du football ivoirien. Sa légendaire gestion cavalière du football local décriée par de proches collaborateurs, les conflits évoqués avec Yaya Touré, Didier Drogba, icônes du football national, et avec certains de ses collaborateurs, des choix de sélectionneurs et de politiques le plus souvent incompréhensibles, son allergie aux critiques.

Des ombres, jamais éludées, qui ont pollué l’opinion et troubler la sérénité d’un vestiaire qui semblait consolidé après la CAN 2015. Même si la victoire de Bata, était l'arbre qui cachait une forêt dense. « J’ai ressenti une cassure quand nous sommes arrivés à Oyem. Depuis, j’essaie encore de me l’expliquer. J’ai discuté aussi avec les membres du Comité exécutif pour trouver la clé», révélait Michel Dussuyer après l’élimination des Eléphants au premier tour de la CAN 2017. Des signes avant coureurs de la désillusion, minimisés. Des plaies loin d’avoir été soignées qui ont suinté le samedi dernier sans que personne ne soit vraiment étonné.

La preuve que depuis bien longtemps, la classe dirigeante du football ivoirien, comme les sorties hasardeuses de Sylvain Gbohouo, n’a pas su anticiper pour faire pencher la barque qui sombrait. Hélas pour la Côte d’Ivoire qui perd plus de 5 milliards du mondial qui auraient permis d’espérer redynamiser un football défiguré malgré les apparences flatteuses.

Patrick GUITEY

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