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CAF LDC

L’ASEC bien plus noir que jaune

19 March 2018 0

L’ASEC Mimosas est éliminé de la phase de poule de la Ligue des Champions. Une défaite inattendue au stade Félix Houphouët-Boigny face à son public, et déjà des questions s’élèvent sur le niveau réel de l’armada construit à Sol Béni pour « reconquérir l’Afrique ».

Non. L’ASEC ne sera pas en Caf Ligue des Champions 2018. Pour une seconde saison consécutive, elle se contentera certainement de la Coupe de la Confédération. Et là encore, rien de gagner. Car au “Félicia“, les Mimosas ont affiché le visage du retour des 18ès de finale. En manque de réussite, les Buffles de Borgou étaient passés de peu à côté de l’exploit, face à un champion ivoirien en panne physiquement. Le dimanche 18 mars 2018, Amani Yao et ses hommes furent méconnaissables. Tous ! Car même les médecins attentistes sur la blessure de Fonsinho étaient loin du niveau continental. Comment les Actionnaires ont pu passer de la confiance, après la victoire à Ndola, au désespoir qui semble inhérent depuis quelques années au football ivoirien ? La réponse est loin de la maison de verre, constamment au banc des accusés, et qui y sera encore le 20 mars, à Zurich, dans le cadre de la table ronde constituée par la FIFA, pour régler la crise du football local.

Manque de rythme et déconfiture physique

 Car, cette fois, les responsables de cette autre gifle assenée au foot local sont tous vêtus de jaune et de noir. Et l’explication demeure technique. Avec un seul match de Ligue 1 dans les jambes depuis le retour du CHAN 2018, une décision des dirigeants Mimosas, l’ASEC a peiné dans l’engagement, dans l’endurance. En manque de rythme, les Mimosas se sont fait manger dans l’impact. En témoigne les blessures de Touré Amed (genou), Koanda Souleymane (Cheville), Komlan Agbegniadan (Cheville) et surtout du frêle Fonsinho, obligé de céder sa place alors qu’il avait remplacé Badié Gbagnon pour apporter de la percussion. « Je ne peux pas comprendre que l’ASEC ait trois matches en retard de championnat alors qu’elle a une échéance africaine. L’enchaînement des rencontres aurait permis d’avoir du rythme. Là je vois une équipe en détresse physiquement ». Une lecture de Charles Dago, ex-international, dont la limpidité aurait dû sauter aux yeux d’Amani Yao, technicien en chef du bateau jaune et noir. Et à ce niveau, le ZESCO s’est régalé. « Je suis vraiment heureux que mes poulains  aient répondu au combat physique pour nous permettre de gagner », a expliqué Tenant Chembo, le coach du ZESCO.

Actionnaires sans flamme, milieu sans éclat

En plus du duel physique gagné, les Electriciens de Ndola n’avaient aucune sorte de pression. Surtout d’un public baignant dans les tribunes du stade Félix Houphouët-Boigny, sans voix. Car il faut le reconnaitre, “le cratère jaune“ que représentait “le peuple ASEC“ n’est qu’un lointain souvenir. Et le choix de Me Roger Ouégnin, PCA du club jaune et noir, de jouer ses matches au stade Félix Houphouët-Boigny, devenu trop grand pour entretenir la ferveur autour des joueurs, n’a jamais cessé d’être une erreur. Surtout en Coupe d’Afrique où le public constituant “le 12è Homme“ prend tout son sens. Mêlées à cela les erreurs de coaching et les insuffisances apparentes d’un milieu de terrain amorphe, lourd et sans dépassement de fonction, et vous aurez une équipe plus noire que jaune. L’unique duo Diomandé Hamed-Mohamed Lamine suffisait pour imager cette absence du secteur médian de l’ASEC, que Komlan Agbégniadan a essayé de dynamiser. Sans grande réussite. Puisqu’au terme de la première période, l’ASEC n’avait frappé que deux fois au but. Des stats accablantes qui ne pouvaient que produire ce résultat en défaveur des Mimosas qui ont encore la Coupe de la Confédération pour rectifier le tir. Et faire valoir l’ambition dévoilée lors de l’Assemblée Générale du 27 août 2017. Même si, pour cette saison, elle a pris du plomb dans l’aile.

Patrick GUITEY

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