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Secoué par des crises récurrentes: L’Athlétisme se retrouve hors des pistes

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Secoué par des crises récurrentes: L’Athlétisme se retrouve hors des pistes

6 May 2008 0
Secoué par des crises récurrentes: L’Athlétisme se retrouve hors des pistes

Tant sur le plan national que sur l'échiquier international, les résultats sportifs des athlètes sont médiocres. A quelques jours de l’Assemblée générale Elective de la Fédération Ivoirienne d’Athlétisme (FIA), nous revenons sur la longue crise qui a mis à mal cette discipline.L'athlétisme ivoirien a quitté les pistes pour se retrouver dans des lieux autres que son milieu de prédilection. Du fait des crises interminables qui minent cette discipline. En réalité l'athlétisme ivoirien n'a plus quitté le starting-block où les athlètes sont scotchés depuis belle lurette. Alors que le top départ avait été bien donné par les premiers dirigeants de ce sport, dont le président Maurice Séri Gnoléba qui avait hissé l'athlétisme ivoirien à un niveau international.Origine de la crise actuelleDepuis bientôt cinq ans l'athlétisme ivoirien a quitté les pistes pour se retrouver dans les salles de conférence où les différents acteurs de cette discipline tiennent régulièrement des points et conférences de presse et des Assemblées Générales Extraordinaires (AGE). Sans pour autant trouver des solutions durables aux problèmes qui minent l’athlétisme ivoirien. De feu le président Bernard Kouabo à Hervé Porquet, rien n'a été réglé. C'est toujours la même rengaine et les mêmes acteurs qui se combattent hors des pistes. Mauvaise gestion, copinage, délation, coups bas, campagnes de déstabilisation, tripatouillage des textes et autres sont les accusations portées les uns contre les autres.Pour ce qui concerne la crise actuelle, précisons qu'elle s'est accentuée à partir de la dernière assemblée générale, tenue à Yamoussoukro, le 09 juin dernier, par le président statutaire de la FIA, Hervé Porquet et son comité directeur. A cette A.G, étaient absents un groupe de présidents de clubs et de ligues qui expliquent leur défection par le fait qu’ils n’ont pas été convoqués régulièrement. Mais plutôt par courrier électronique pour les uns et par SMS pour les autres. Cela, sans avoir eu préalablement les documents (rapports moral et financier), relatifs à la rencontre comme l'exigent les textes en vigueur à la FIA.Ainsi, l'ex- trésorier de la Fia, par ailleurs président de la ligue d'Abidjan, Charles Bamba, le candidat malheureux à la présidence de la FIA, Augustin Sérikpa Dago, des responsables de club dont Abdoulaye Sarré et autres détracteurs du Président de la Fia ont rejeté en bloc les résolutions de l'AG de Yamoussoukro. Avant de décider, les jours suivants, de se retirer de toutes les activités organisées par le comité directeur de Porquet.En effet, ces dirigeants de club sont même allés jusqu’au bout de leur action en élisant, le 29 septembre dernier, à l'issue d'une AGE tenue à l’hôtel Ivoire, un des leurs, en la personne de Dao Lacina, ex-Directeur technique de la Fédération Ivoirienne d'Athlétisme (FIA), comme président intérimaire de la FIA. Sa mission ? Gérer une transition de 45 jours, à l’issue de laquelle il sera organisé l’élection du remplaçant de Porquet. Ce dernier étant, accusé de mal gérer la fédération, de tripatouiller les textes et de détourner les fonds fédéraux. Comme dit l'adage: "quand on veut noyer son chien on l'accuse de rage". Sinon, comment comprendre que les mêmes acteurs qui ont aidé Hervé Porquet à renverser son prédécesseur, Bernard Kouabo, le débarquent, à quelques mois de la fin de son mandat (mars 2008).Quant au président destitué, Hervé Porquet, il affirme ne pas se reconnaître dans la démarche de ces détracteurs et soutient qu'il demeure à la barre. "Je demeure à la barre. Je suis le seul président de la FIA reconnu par la tutelle et par les clubs régulièrement affiliés. Ceux qui s’agitent sont les personnes dont les clubs ne sont pas en règle", a-t-il affirmé, au cours d'un point de presse, animé aux lendemains de son éviction. Pour joindre l'acte à la parole, lui et son comité directeur ont poursuivi, en dépit des difficultés et du retrait de certains clubs et leurs athlètes, leurs activités.Dans ce bras de fer, Porquet a pointé un doigt accusateur sur l'ex-secrétaire général de la FIA, du temps du président Maurice Séri Gnoléba, Charles Haroun, qui est selon lui, le cerveau de la campagne de déstabilisation de son comité directeur. Ce dernier, pour des dettes, longtemps impayées, d’un montant de plus 20 millions, avait bloqué le compte de la FIA. Et depuis, les activités de la fédération tournent au ralenti, faute de moyens financiers. Même les récents chèques de la parafiscalité, d'un montant cumulé de 12 millions, destinés au soutien des activités locales (compétitions, formation et au règlement des problèmes administratifs fédéraux) n'ont pas été épargnés, eu égard aux conséquences de la crise.Dans cette atmosphère délétère, plus rien n'est entrepris pour les athlètes, victimes des querelles intestines inutiles de leurs dirigeants et abandonnés à leur triste sort. Du coup, l’athlétisme se retrouve au poids mort et les athlètes ivoiriens ne réalisent plus de performance au haut niveau, depuis la glorieuse époque des Gabriel Tiacoh.Gaoussou Koné, feu Gabriel Tiacoh, Lucienne N’da..., et plus rien
L'athlétisme ivoirien, jadis reconnue sur l'échiquier international par les performances remarquables de ces athlètes, a pris du plomb dans l'aile, du fait des crises interminables qui la minent depuis plusieurs années. C'est le statut quo. Pour ne pas dire le recule. Après les générations des grands champions Gaoussou Koné, de N'da Lucienne et de Gabriel Tiacoh (médaillé d’argent aux jeux Olympiques de1984, plus rien. Tous ces champions de renommée internationale qui ont porté haut les couleurs ivoiriennes dans les meetings, les championnats mondiaux, Jeux Olympiques etc…n'ont pas eu de dignes successeurs.La Côte d'ivoire participe certes à de nombreux rendez-vous d’athlétisme, mais sans succès. Louise Ayétoché, Amandine Allou Affoué, Pacôme Ndri, Méité Ben, Suzane Kragbé, Sakanogo Makaridja, Sévérin Konan etc ...se débattent tant bien que mal, mais n'ont jamais pu s'imposer véritablement sur l'échiquier international. En réalité la relève n'a jamais été assurée comme il se doit. Tant les dirigeants se soucient plus du fauteuil présidentiel que du développement des disciplines et des athlètes qu'ils ont à charge.D'ailleurs, dans cette guéguerre, les acteurs ont sacrifié les athlètes. Pour preuve, certains présidents de club et de ligue, non contents de la gestion de Porquet, ont pris la décision unilatérale, de ne plus engager leurs athlètes dans les compétions organisées par la FIA. Ils sont même aller plus loin, en retenant leurs poulains, convoqués pour défendre les couleurs nationales, lors des dernières compétitions internationales. Comme quoi les querelles intestines ont pris le pas sur l’encadrement et la formation, gages de la relève, des bons résultats et des performances sportives. L'athlétisme a donc quitté la piste pour s'embourber dans une longue et interminable crises qui risquent de l'emporter, si rien n'est vite fait.Médiation de l’AJS-CI
En vue d'apporter sa contribution au règlement de la crise à la FIA, le bureau exécutif de la l'Association des Journalistes Sportifs de Côte d’Ivoire (AJSCI) avait initié une conférence débat, à laquelle avaient été invités tous les acteurs et protagonistes de la crise à l’athlétisme. Mais prévu le lundi 29 septembre dernier, la table ronde avait été reportée. A cause de l'absence du président Hervé Porque, le jour J. Il avait brillé par son absence à la conférence, sous prétexte qu'il attendait de rencontrer d'abord la tutelle avant de débattre de la crise. Alors que, tous ses "opposants" et des figures emblématiques de l'athlétisme ivoirien, dont le premier président de la FIA, Maurice Séri Gnoléba qui s'est proposé comme médiateur et son secrétaire générale d’alors, Charles Haroun étaient présents à l’Institut National de la Jeunesse et des Sports(INJS), à Marcory, ce jour-là. Pour finir, l’AJSCI a sursit à sa médiation quand le ministère des sports s’est saisi du dossier, afin de concilier les positions et de trouver une issue favorable à la crise qui n'a que trop duré.Arbitrage de la tutelleAprès une période de bicéphalisme à la tête de la FIA, la tutelle est montée au créneau pour mettre de l’ordre dans la maison de l’athlétisme. Elle a d’entrée annulé l’AGE convoquée, en mars dernier, par le président sortant avant de confier le dossier de la FIA, à la Direction de la Réglementation et du Contentieux (DRC), afin d’organiser ladite assemblée. Et depuis, des réunions ont été tenues avec tous les acteurs et les protagonistes de la crise à la Fia, dans le but de concilier toutes positions, avant le scrutin.Ainsi, la cellule ouvrière de l’organisation de l’AGE a-t-elle, à l’issue de ses investigations et des conclaves, décidé de fixer la date du scrutin au 11 mai 2008 et de publier la liste des électeurs et des candidats retenus pour l’élection du successeur de Porquet. Trois candidats : le président sortant Hervé Porquet, un membre du comité exécutif de ce dernier, Arsène N’douffou et le candidat des opposants, Nicolas Yao Débrimou sont les postulants à la présidence de la FIA, retenus parla DRC. Au lieu donc de 71 clubs, comme déclaré par le comité directeur sortant, c’est en définitive 27 qui ont été autorisés à prendre part au vote. Mais, le scrutin n’a pas encore eu lieu que le clan Porquet conteste déjà l’arbitrage de la tutelle, qu’il taxe de partialité.Pour le camp présidentiel, la DRC n’a pas le droit d’organiser et de diriger l’AGE. En plus, il rejette l’inscription, sur le listing électoral, des clubs qui s’étaient volontairement retirés de toutes les activités de la FIA. Alors qu’ils n’ont plus participé régulièrement aux activités de la FIA, depuis leur retrait en juin 2007. Dans le camp des dissidents l’ont apprécie bien la démarche et l’arbitrage de la tutelle, par ailleurs, souhaité dans toutes les fédérations sportives à palabre, afin d’y mettre de l’ordre.Outre la mauvaise gestion dont sont quelquefois coupables les élus à la tête des fédérations, il y a aussi que des dirigeants de club, passés maîtres dans l'art de la déstabilisation, ne laissent jamais les présidents élus travailler en toute quiétude. Surtout ces derniers temps où la manne de la parafiscalité est devenue l’un des mobiles inavoués des tentatives de putsch à la tête des fédérations.
Parafiscalité et bruits de botteAvec l’avènement de la parafiscalité, l’on avait pensé que cette manne financière, collectée sur les revenus des produits dérivés du tabac et octroyé par l’Etat ce Côte d’Ivoire aux fédérations sportives allait constituer une bouffée d’oxygène pour les différents disciplines sportives bénéficiaires. Que non. Bien au contraire, les palabres ont commencées à naître ou à s’intensifier dans les différentes fédérations, depuis que l’annonce de ce fonds a été faite et que les premiers chèques ont été remis aux présidents de fédérations éligibles.Le contrôle de la gestion de l’argent alloués aux fédérations, afin d’alléger les charges de fonctionnement desdites fédérations est désormais le mobile inavoué des athlètes, des dirigeants de club et autres acteurs, qui s’agitent dans la plupart des fédérations. Ces derniers accusent souvent sans motif valable et sans preuve les présidents démocratiquement élus par eux, pour prendre leur place. Sous prétexte qu’ils gèrent mal ou qu’ils ne sont plus représentatifs.Dissidence, mutinerie, coup d’état, putsch et scission des disciplines sont désormais monnaie courant dans les fédérations sportives de Côte d’Ivoire, devenues la convoitise des pêcheurs en eaux troubles et des aventuriers méconnus dans le milieu du sport ivoirien. Dans le seul et unique but de gérer l’argent reversé, trimestriellement aux ‘Fédé’’, par le ministère des sports. Au lieu donc de résoudre les problèmes, la parafiscalité est devenue un os dans la gorge des présidentes de fédération qui sont l’objet de campagne de déstabilisation de la part de ceux-là même qui les ont élus et des aventuriers attirés par l’aide de l’Etat aux fédérations sportives. Comme quoi, la parafiscalité rime bien avec les bruits de botte qui se font de plus en plus entendre dans les fédérations sportives ivoiriennes.En sommes, les crises intempestives dans les fédérations sportives en général et à la FIA en particulier ont stoppé l’ascendance de certaines disciplines qui étaient comptées parmi les plus performantes en Eburnie et qui avait valu de nombreux lauriers à la Côte d’ivoire. Vivement que l’AGE du 11 mai prochain, pilotée par la tutelle, mettent définitivement un terme à la crise à l’athlétisme. Afin que les athlètes retrouvent les pistes pour le redécollage de toutes les disciplines.
Alexis KOUAHIO

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