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Volleyball-CAN 2008 de la zone 3 : Bilan mi-figue mi-raisin

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Volleyball-CAN 2008 de la zone 3 : Bilan mi-figue mi-raisin

28 October 2008 0
Bilan mi-figue mi-raisin

La 14è édition du Championnat d’Afrique des Nations (CAN) de la zone 3 s’est déroulée du 20 au 25 octobre dernier, à l’Institut National Polytechnique Houphouët-Boigny (INP-HB), à Yamoussoukro. La Côte d’Ivoire, chez les hommes et le Burkina dans la catégorie des dames sont les vainqueurs du trophée de la solidarité et de l’intégration qui couronne le champion de la zone3. Quel bilan après la compétition ?
L’organisation de la CAN 2008 a été confiée à la Fédération Ivoirienne de Volleyball (F.IV.V). Initialement prévue à Abidjan, la compétition s’est finalement déroulée dans la capitale politique ivoirienne.
6 pays, 11 sélections
Six pays sur les huit invités ont pris part à la compétition. Le Ghana et le Nigeria se sont désistés, prétextant que le niveau des sélections de la zone 3 est bas. Ce sont donc le Mali, le Burkina, le Togo, le Bénin, le Liberia et bien entendu la Côte d’Ivoire qui ont disputé la compétition.Au contraire des autres pays qui avaient chacun deux sélections (homme et dame), le Libéria a présenté une sélection masculine. 
De vrais champions
La sélection masculine de la Côte et l’équipe féminine du Burkina sont les championnes de la CAN 2008. Ces deux équipes ont fait chacune, un parcours sans faute pour enlever finalement le trophée de la Solidarité  et de l’intégration.
La Côte d’Ivoire a débuté la compétition dans la poule A, où elle a terminé première avant d’affronter en demi-finale le deuxième de la poule B, le Bénin. Les Eléphants ont atteint la finale après avoir balayé par 3 sets à 2, les  Ecureuils.
En finale, les Pachydermes ont croisé le fer avec le leader du groupe B, les Etalons du Burkina. Ces derniers avaient tombé les Eperviers du Togo, en demi-finale.
En effet, candidat à sa propre succession, la Côte d’Ivoire (homme) a surpris le Burkina qui entendait de la détrôner à domicile. Rigoureux, disciplinés et concentrés sur leur sujet, les Eléphants n’ont rien lâché dans la finale qu’ils ont remporté, sans bavure, 3 sets à 0.
Chez les dames, ce sont les Etalons qui ont dominé la compétition. Logées dans un groupe unique, les dames se sont affrontées en match de poule avant de dégager les quatre demi-finalistes.
Le Burkina a terminé premier, respectivement devant le Togo, la Côte d’Ivoire, le Mali et le Bénin. En finale face aux Eperviers du Togo, les Etalons ont triomphé par 3 sets à 1. Confirmant ainsi leur domination. Vainqueur de la petite finale, la Côte d’Ivoire (dame) a terminé troisième.
Un parrain de taille
La 14è édition de la CAN de la zone 3 fut parrainé par le Colonel-major Gilbert Diendéré, Chef d’Etat major particulier du Président de la République du Burkina et premier responsable des sélections de volleyball du pays des Hommes intègres. Il a rehaussé le tournoi de sa présence effective, à l’ouverture et à la clôture. Mieux, il a fait don de 500 cent mille francs CFA, à chacune des 11 équipes ayant participées au tournoi.
Aux côtés des ministres ivoiriens du sport, Dagobert Banzio, de l’intégration, Amadou Koné et du président de la zone 3, Issiaka Sawadogo, le parrain a donné un cachet particulier à la compétition. D’ailleurs grâce à lui, la délégation burkinabé a rallié la Côte d’Ivoire par vol spécial.
Budget réduit
L’Etat de Côte d’Ivoire a décaissé 57,195 millions de francs CFA pour l’organisation de la compétition. Alors que les organisateurs avaient fait un budget de 147 millions. La différence est bien nette. C’est un peu plus du tiers du montant demandé qui a été décaissé pour l’organisation d’une compétition qui engage l’image de la Côte d’Ivoire.
De ce fait, certains chapitres de la communication ont été annulés, quand d’autres ont été considérablement revus à la baisse. Par exemple, au lieu d’un dîner qui devrait couter 3 millions, on a du tirer dessus, pour offrir à 250 personnes, un repas de clôture qui a couté environ 2 millions.
Des ratés
L’organisation de la CAN 2008 a été très difficile pour le comité d’organisation. Délocalisée d’Abidjan à Yamoussoukro, la compétition, dans son volet organisation a eu beaucoup de ratés.
Au niveau de l’hébergement, la presse n’a pas du tout été nantie. Elle a été logée dans les dortoirs des étudiants de l’INP-HB. Au même titre que les athlètes et les chauffeurs des délégations.
La restauration s’est faite dans un désordre total. Pour se faire servir un repas froid, il fallait faire la queue. En tout cas, c’était la croix et la bannière pour les délégations qui se restauraient au même endroit et aux mêmes heures. On a pris parfois le dîner à 22 heures passées.
Aux dernières nouvelles, on nous a fait savoir que les délégations mangeaient à crédit. Il était donc difficile pour les organisateurs de mettre la pression sur la restauratrice qui n’en faisait qu’à sa tête et qui servait des menus fretins. Quant aux athlètes, ils n’étaient pas dans de meilleures conditions de compétition. Ils mangeaient comme tous les autres membres des délégations. Alors qu’il leur fallait un régime spécial pour leur permettre de récupérer les calories dépensées pendant les séances d’entrainement et les rencontres disputées.
Du volet transport interne, disons qu’il n’y avait jamais de carburant pour conduire les délégations, soit au restaurant, soit au lieu d’hébergement. Tous, étions obligés de mettre la main à la poche, pour effectuer nos déplacements.
En somme, tous ces désagréments ont  été mis au compte du retard du décaissement des fonds. En effet, ce n’est qu’à deux journées de la fin de la compétition que le président de la FIVV a bénéficié du décaissement. Il est arrivé dans la capitale politique avec un régisseur, Hervé Aké, qui a réglé, en personne, les différentes factures.
En clair, le président Koné Jeannot n’a pas géré directement les 57 millions. Face à tous ces ratés organisationnels, les délégations sont reparties avec une mauvaise image de la Côte d’Ivoire, là où l’intégration et la solidarité étaient prônées.
Alexis KOUAHIO

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