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Farid Assaf, nouvel as du volant

9 August 2018 0

Cela fait trois années que son nom rime avec le rallye SSV. En quelques saisons, Farid Assaf est passé de curieux à crack du volant dans la catégorie qui attire désormais tous les pilotes locaux.

Il y a des gens qui naissent avec la passion et d’autres qui apprennent à être passionné de quelque chose qu’ils ont découvert par curiosité. Farid Assaf fait partie de cette seconde catégorie. Le pilote ivoirien est devenu un as du rallye SSV en quelque temps alors que rien ne le prédestinait à devenir pilote de ces engins à l’allure de mini 4X4 malgré une forte attirance pour les courses extrêmes dès son jeune âge. «  La passion pour le pilotage est venue par hasard.  J’ai toujours été intéressé par ce genre de sports mais je me disais que je n’étais pas prêt pour ça, que je n’en avais pas les capacités », raconte-il. Avant d’arriver aux engins à quatre roues, Farid a tutoyé le monde des deux roues. «  Quand j’étais plus jeune, je faisais de la moto avec certains pilotes actuels. J’adorais ça. Mais j’ai du arrêter parce qu’on avait un cousin qui est décédé ... Quand tu as 17 ans-18 ans, ça calme forcément, ça fait un choc », reconnait-il. Après avoir mis son amour pour la moto entre parenthèses, Farid se consacre à ses études et quelques années plus tard devient le directeur de Cacomiaf, société fondée par son père Daniel Assaf. Mais le hobby a la peau dure. Malgré toutes ces années passées loin des pistes, le virus de la vitesse ne le quitte pas. Il décide alors de se lancer un nouveau défi : devenir pilote de rallye …SSV.

2017, l’année du réveil

Mais les choses ne se font pas d’un coup. Il doit réapprendre à dompter un engin à grande vitesse. Alors que la plupart de ses amis font le championnat de Côte d’Ivoire de rallye à bord de véhicules ordinaires, il lance une nouvelle catégorie, le SSV, avec l’aide de son père, lui-même pilote, en 2016. Ils sont d’abord seuls dans cette aventure, se contentant de quelques courses amicales quand ils ne travaillent pas. Puis, un an après, ils en font carrément une institution. «  J’ai pris le pilotage au sérieux l’année dernière, au rallye de Bingerville. J’ai eu un déclic… Ce jour là, j’étais bien parti mais j’ai fait une faute technique, à quelques spéciales de la fin. C’était une faute de sécurité. Je ne voulais pas me faire mal, je ne voulais pas faire mal non plus aux autres. Au sortir de ce rallye, où j’ai fini 2e Je me suis alors dit qu’il y a des choses  que je dois améliorer pour devenir plus fort », confie celui qui adore écouter la musique et bouffer du riz à la sauce arachide. « On me connait comme DJ à la base…La musique est ma première vraie passion. Aujourd’hui, ce sont les courses… », reconnait le papa de  Daniel et Giulian. Des compétitions sont alors organisées, sous l’égide de la Fédération ivoirienne de sports automobiles. Le SSV devient viral. Les plus grands pilotes du pays dont Gary Chaynes, Soumahoro Moriféré et autres Kevin Hijazy s’y mettent. Les épreuves sont de plus en plus relevé. Farid Assaf doit élever lui aussi son niveau. Il ne tarde pas à le faire en multipliant les exploits au rallye Bandama, rallye de Gagnoa, de la Pentecôte, etc. « On a vraiment été étonnés de ses progrès. C’est comme si c’était un talent caché… », reconnait Alex, son frère. A la vérité, ce sont les valeurs dont fait preuve Farid au quotidien, qui l’ont mené au sommet. « C’est quelqu’un qui a du cœur. Il ne se décourage pas vite. Il a progressé au fil des années. Il est passé par plusieurs étapes, des sorties de routes aux problèmes mécaniques…Tout ça l’a forgé. Au début, le rallye n’était pas son truc mais aujourd’hui, il excelle dans ce domaine. Il a été persévérant », dit de lui son autre frère David. En dépit du succès retentissant de son œuvre et des louanges, Farid n’oublie pas l’essentiel : «  La priorité c’est le travail », assure-t-il, même si l’objectif à  court terme c’est d’assurer en fin de saison la première place au classement général.

Iris de Bankolé

 

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