Flash Info

  • 13/12/2018Football-CAN 2021: La FIF indique convoquer la CAF devant le TAS pour avoir rétribuer la compétition au Cameroun
  • 13/12/2018Football-CAN 2019: L'Egypte est officiellement candidate pour organiser la compétition
  • 12/12/2018Handball-CAN 2018 Dame: L'Angola bat la Sénégal en finale sur le score de 19-14
  • 12/12/2018Football-CAN 2019: Le Maroc ne sera pas candidat pour remplacer le Cameroun (officiel)
  • 12/12/2018Handball-CAN 2018 Dame: Le Congo bat le Cameroun (33-22) en match pour la 3è place et se qualifie pour la Coupe du Monde
  • 11/12/2018Football-International: Yaya Touré résilie son contrat à l'amiable avec l'Olympiakos (officiel)
Autres Sports
Arts Martiaux

Muay-Thaï : Chopman, l’Adjoukrou champion du monde

12 September 2018 0

Grégory Chopman. Un patronyme qui ne fera pas tilt dans la tête du public sportif ivoirien. Il a pourtant une énorme résonnance outre-Atlantique. Dans le milieu des sports de combat, du Muay-Thaï. Avec 5 ceintures de champion du monde de la discipline, le lien avec le succès de cet ambassadeur du sport ivoirien, est vite fait.

Grégory Chopman n’a aucune marque de l’Eléphant. Mais Ivoirien, il l’est. « Mon père est Adjoukrou de Dabou. Je tiens d’emblée à dire que je suis ici chez moi, même si je possède trois nationalités (ivoirienne, française et américaine) », a-t-il confié. De passage chez lui, dans le cadre d’un concert, celui d’Héritier Watanabe, sur invitation de David Monsoh, Grégory n’avait pas totalement la tête au show. Pour celui qui, à 13 ans, est passé radicalement de l’amour du football à la passion de la boxe thaï, l’idée de faire profiter à son pays, sa réussite dans ce sport peu prisé en Afrique, est devenue un devoir.

« Mon but aujourd’hui est de partager ce que la boxe thaï m’a donné avec les autres afin de leur permettre de profiter des bienfaits de ce sport. Cela passe avant tout par une organisation. Je voudrais que ce sport se développe pleinement ici. Je suis persuadé qu’il existe en Côte d’Ivoire un immense vivier. Beaucoup d’Ivoiriens ne connaissent peut-être pas véritablement la boxe thaï, mais je reste convaincu qu’ils en tomberont amoureux s’ils arrivent à la connaître. Ils pourront devenir de grands champions comme moi et verront leur vie changer ».

Mais avant le rêve, il faudra une organisation et des structures fortes pour partager cette passion à la masse dont l’attrait pour les sports de combat est latent. « Avant d’en arriver là, cela requiert du travail et des moyens. Il faut mettre les idées en place pour construire quelque chose de bien. Si on produit des athlètes bien formés, il n’y aura aucune raison que la boxe thaï ne rencontre pas l’engouement et le succès en Côte d’Ivoire. Mon rêve est de voir dans le futur des salles noires de monde pour des galas et des compétitions d’envergure de boxe thaï ».

Et pour créer cette vague de fans locaux de la boxe thaï, Grégory Chopman est « prêt à aider en usant de mes contacts, mes connections et mes moyens pour lancer et développer ce sport ici en Côte d’Ivoire. Mais le plus important, il faut que les Ivoiriens s’intéressent d’abord à la discipline ». D’ailleurs, après avoir échangé avec les membres de la Fédération ivoirienne de Muay-Thaï, il a pris langue avec Oly Yves Roland (champion d’Afrique et intercontinental), pour s’imprégner des réalités locales. « J’essaie de mettre des choses sur pied avec Oly en vue de matérialiser notre rêve de voir des compétitions s’organiser régulièrement en Côte d’Ivoire. Lui, il est ici. Il connait mieux les réalités d’ici. Il est pour moi le meilleur support pour poser les jalons  du développement de la boxe thaï en Côte d’Ivoire », a-t-il déclaré.

« Je rêve de parvenir à organiser de grandes compétitions dans mon pays. Je ne peux cependant pas tout faire seul. J’ai besoin que les responsables ivoiriens m’aident en me faisant de bonnes propositions, de bons projets. Quant aux moyens et les contacts, je me chargerai de les fournir. Nous devons unir nos forces. C’est ensemble que nous réussirons à positionner la boxe thaï en Côte d’Ivoire », a conclu le quintuple champion du monde, avant d’embarquer pour Miami, aux Etats Unis, où il vit.

Patrick GUITEY

A lire aussi ...

TOP