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Coupe du Monde/Finale/Angleterre - Afrique de Sud: Le rescapé face à son bourreau

Afrique

Coupe du Monde/Finale/Angleterre - Afrique de Sud: Le rescapé face à son bourreau

20 October 2007 0
Coupe du Monde/Finale/Angleterre - Afrique de Sud: Le rescapé face à son bourreau

Le tenant du titre, l'Angleterre, affronte l'Afrique du Sud, seule équipe invaincue de la compétition, samedi à 21h au Stade de France. En match de poules, la correction des Springboks avait servi d'électrochoc aux Anglais. La logique et le jeu penchent largement du côté des Boks. Mais la logique n'existe plus lors d'une finale.
«Le coeur a ses raisons que la raison ne connaît point.» Depuis plus d'un mois, l'Angleterre défie la raison qui la donnait moribonde. Le vendredi 14 septembre au Stade de France pour son deuxième match de poules, le XV de la Rose reçoit une correction (0-36)... face à l'Afrique du Sud. Trois essais encaissés, zéro point marqué et Jason Robinson blessé, les champions du monde sont à terre. Il ne leur reste que l'orgueil et le retour de Jonny Wilkinson. Trois semaines plus tard, les hommes de Brian Ashton battent l'Australie (12-10). Un mois plus tard, ils sont en finale après leur victoire (14-9) contre la France. «Depuis 2003, on n'a pas été à la hauteur de notre titre de champion du monde et cela nous a servi comme motivation», explique Martin Corry. Comme Janus, l'Angleterre possède un double visage avec ou sans Wilkinson, avec ou sans confiance, avec ou sans enjeu, avec ou sans intention de jouer.
Touché dans sa fierté, le XV de la Rose se recroqueville sur ses fondamentaux et a retrouvé son fighting spirit. Les belles envolées et le beau jeu prônés par Brian Ashton sont rangés au placard des désillusions et les ténors du barreau britannique de 2003, Mike Catt, Phil Vickery, Lewis Moody, Jason Robinson ou Jonny Wilkinson entre autres, ont repris les commandes. «A cette Coupe du monde, les choses n'ont suivi ni la logique ni la réputation. Et le match de poules n'a plus aucune importance : là, c'est une finale de Mondial , explique l'entraîneur de l'Afrique du Sud, Jake White. L'Angleterre a récupéré Wilkinson et, sans avoir vraiment changé, ils peuvent élaborer avec lui le jeu qui est vraiment le leur. Et ils ont des joueurs qui savent ce qu'est une finale, qui étaient là en 2003, les Robinson, Catt, Vickery, Corry, Dallaglio, Worsley. C'est un immense avantage.» Un avantage à relativiser à la lumière du jeu et du terrain.  Les Boks annoncent du jeuLes Springboks demeurent la seule équipe invaincue et allient expérience, puissance et vitesse. Toujours aussi forts en défense, les Sud-Africains possèdent désormais trois antilopes, François Steyn, Bryan Habana et JP Pietersen. «Je ne pense pas qu'on puisse bloquer ce match. Pendant cette Coupe du monde, nous nous sommes rendu compte que nous pouvions jouer et nous avons pris confiance. Nous allons donc jouer pendant quatre-vingt minutes», insiste le centre des Boks, François Steyn. En touche, les deux poutres, Victor Matfield et Bakkies Botha, forment le meilleur alignement du monde. Au pied, Percy Montgomery, meilleur marqueur de l'épreuve, et Fourie du Preez peuvent répondre à la précision chirurgicale de Jonny Wilkinson. En mêlée fermée, le point fort des Anglais, les Sud-Africains font le poids au propre (925 kg pour leur pack contre 918 pour les Britanniques) comme au figuré, à l'instar du match de poules.
La raison veut donc que les Boks dominent la Rose, mais dans une finale, la logique ne vaut rien. L'indicible, l'irrationnel, l'opportunisme, sorte de deuxième nature pour les Anglais, et le mental invitent à la prudence. Mais les Springboks promettent du jeu et connaissent le prix de l'expérience. L'expérience des champions en 1995 et l'expérience des autres durant la compétition : «L'Australie et la France ont joué pour ne pas perdre. Si on joue pour ne pas perdre, c'est ce qu'attendent les Anglais, cela leur donne confiance, explique Jake White. Quand l'Australie et la France se lâchèrent brièvement, les Anglais partaient dans tous les sens. Le secret, c'est d'aller en finale avec l'état d'esprit de vouloir gagner et non pour éviter de perdre.»
Source: lequipe.fr

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